Philippe Cadieux, responsable pour Well inc., Étienne Bélanger-Caron, coordonnateur de la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue, Karole Forand, dg de la Corporation de développement économique communautaire de Sherbrooke, Andréa Verrault, travailleuse de rue, François Danis, représentant de la Table itinérance de Sherbrooke, Jérémy Depault, directeur analyse stratégique chez Commerce Sherbrooke, et Marie Boivin, du CIUSSS de l'Estrie - CHUS.

Futur centre de jour : de 50 à 150 utilisateurs au quotidien

De 50 à 150 personnes par jour pourraient franchir les portes du futur centre de jour selon le Groupe de travail intersectoriel (GTI) responsable du projet.
Pour répondre à une aussi grande demande, deux intervenants ainsi qu'on coordonnateur devront être sur place à temps plein. L'offre de service sera maximisée à des périodes où l'on constate un vide de service sur le territoire sherbrookois. L'ouverture est prévue pour l'hiver 2018.
« Nous sommes guidés par un principe fondamental et c'est celui de la complémentarité. Nous ne voulons pas doubler les services déjà existants, mais réellement nous inscrire en complémentarité de ceux-ci », explique Étienne Bélanger-Caron, membre du GTI et coordonnateur de la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue.
Réuni avec plusieurs partenaires du projet, M. Caron a accepté de dresser un premier portrait du centre jour à La Tribune.
« Le 22 février, nous avons réuni 45 personnes de différents milieux pour une consultation à propos du centre de jour. Les résultats de cette consultation élargie, secondée par des données issues du terrain et de la recherche, nous ont servi pour élaborer ce premier portrait qui a été présenté et accepté par tous les intervenants du GTI à une rencontre tenue le 8 juin », poursuit M. Caron.
On sait dorénavant que le centre de jour offrira trois volets de service : l'accueil, l'information, la référence et l'accompagnement; l'animation du milieu; les services de santé et les services sociaux.
Les deux premiers volets seront assurés directement par l'équipe du centre de jour alors que le dernier relèvera de partenaires tels que le CIUSSS de l'Estrie - CHUS ou des organismes communautaires.
« L'offre de service sera évolutive. Nous voulons commencer par offrir tous les services en lien avec l'accueil et l'accompagnement, mais en ce qui concerne l'animation du milieu, nous nous ajusterons au fil du temps », précise Marie Boivin, du Service d'action communautaire du CIUSSS.
Si l'offre de services sera bonifiée avec le temps, le local, lui, devra répondre à tous les besoins dès le départ. Celui-ci devra être en mesure d'accueillir jusqu'à 150 personnes.
« On ne peut pas se permettre de refuser du monde. Il faut être capable d'accueillir tous ceux qui se présenteront dès le début et on sait que lorsque ce genre de service ouvre, le monde débarque », souligne Mme Boivin.
Emplacement
L'emplacement final n'a toujours pas été déterminé, mais quelques adresses situées majoritairement sur la rue Wellington Sud ont été identifiées comme prometteuses.
Parmi les critères de sélection, le local devra être assez grand pour accueillir jusqu'à 150 personnes, avoir un espace ouvert, des douches, une buanderie, une cuisine, une salle de consultation pour les soins de santé physique, entre autres. À l'extérieur, on aimerait avoir assez d'espace pour aménager une terrasse avec des tables et des chaises, un parc, des jeux pour enfants, etc.
La recherche de financement est commencée depuis le 8 juin. Un budget minimal a été identifié afin d'être fonctionnel dès l'an prochain.