La question des frais supplémentaires reliés à la pandémie de la COVID-19 reste un peu floue pour les entrepreneurs et les clients de la région. La propriétaire d’un salon de coiffure de Sherbrooke observe, quant à elle, une réaction positive pour le moment.
La question des frais supplémentaires reliés à la pandémie de la COVID-19 reste un peu floue pour les entrepreneurs et les clients de la région. La propriétaire d’un salon de coiffure de Sherbrooke observe, quant à elle, une réaction positive pour le moment.

Frais COVID-19 : qu’en est-il des salons de coiffure?

Si certaines personnes remettent en question les frais liés à la COVID-19 dans certains centres dentaires, la propriétaire d’un salon de coiffure, elle, affirme plutôt recevoir une « belle vague d’amour et de compréhension » de sa fidèle clientèle.

« Augmentation du prix des produits, installation de plexiglas, plus de temps par client, désinfection des postes de travail; les mesures de sécurité ralentissent notre travail et on doit effectivement augmenter nos tarifs si on veut survivre à long terme », explique la propriétaire d’un salon d’esthétique de la région de Sherbrooke, qui a préféré garder l’anonymat.

Bien que certains coiffeurs confirment avoir augmenté leurs tarifs d’environ 10 à 15 % pour répondre à ces nouveaux besoins, celle-ci indique avoir opté pour une augmentation « logique » plutôt qu’un prix ou un pourcentage fixe.

« Les produits qu’on utilise en salon ont augmenté et, logiquement, si ça fait trois mois que tu n’as pas fait ta coloration, c’est normal que ça te coûte plus cher. C’est comme ça qu’on a préféré fonctionner ici, mais on ne veut pas se mettre dans la peau des autres entrepreneurs », confie la jeune femme.

Puisqu’il n’existe aucun règlement concernant les frais supplémentaires à établir, la propriétaire du salon indique s’être inspirée de l’avis d’un comptable.

« On ne veut pas profiter de la situation, mais on nous a conseillé de nous ajuster en fonction de nos pertes de revenu. La majorité des clients anticipent déjà l’augmentation et la réaction est assez bonne de notre côté. »

« La demande est clairement là. Les gens sont prêts à payer, ils sont contents et nous autres aussi. On n’a jamais eu autant de reconnaissance », révèle-t-elle.

Devant une augmentation qu’elle a jugée abusive dans un autre salon de coiffure, une cliente affirme, elle, avoir simplement diminué le nombre de soins demandés.

« La coiffure c’est quand même un luxe qu’on se paie. J’ai laissé tomber le lavage des cheveux et la mise en plis. Je préfère attendre que la situation revienne à la normale. »

Celle-ci espère que la situation soit temporaire, mais pour le moment, elle est d’avis qu’« il faut miser sur l’essentiel ».