Les cyclistes ont été surpris du retrait des pistes cyclables temporaires.
Les cyclistes ont été surpris du retrait des pistes cyclables temporaires.

Fin des pistes cyclables temporaires : les utilisateurs surpris

Lilia Gaulin
Lilia Gaulin
La Tribune
La communauté de cyclistes urbains de Sherbrooke a été surprise à la suite de l’annonce indiquant la fin du projet pilote entourant les pistes cyclables temporaires dans l’est et dans l’ouest de la ville.

À défaut de démanteler complètement les installations, le cofondateur du groupe Vélo Urbain Sherbrooke, Fabien Burnotte, aurait préféré que des modifications soient apportées au projet pilote. « Ç’a été un choc. Les élus ont pris la décision d’arrêter tout. C’est décevant. Il y a eu de bonnes idées qui sont ressorties pour améliorer le projet. »

Il estime qu’il aurait été pertinent que les pistes cyclables temporaires restent en place jusqu’à la rentrée universitaire. « Nous sommes encore en période de pandémie. En matière de transport, beaucoup de personnes auraient eu un avantage à utiliser l’axe cyclable », ajoute-t-il. 

La cycliste Lorie Comtois a été surprise de la vitesse à laquelle la signalisation a été retirée. « Je trouve ça décevant qu’on n’encourage pas plus la mobilité durable. Nous sommes dans une société où l’on parle de plus en plus de la réduction des gaz à effet de serre et de sédentarité. Le projet a été très rapidement mis de côté. C’est dommage », explique-t-elle.

M. Burnotte comprend que de bloquer une voie dans les deux directions de la rue Galt peut créer quelques irritants chez les automobilistes. 

« Selon moi, il n’y avait aucun problème majeur sauf lorsqu’on était derrière un autobus ou un camion de poubelles. Certaines personnes ont fait état de problèmes de sécurité. Pour moi, que ce soit des cônes autour d’une piste cyclable ou autour d’un chantier routier, ils peuvent être accrochés par une voiture. Les termes soulevés sont une réalité avec laquelle tout cycliste vit depuis longtemps. » 

« Je me sentais plus en sécurité avec la piste cyclable. J’ai vraiment aimé utiliser cet espace. Par contre, il est vrai que ce n’était pas clair pour tout le monde qu’il s’agissait d’une piste cyclable », ajoute Mme Comtois. 

M. Burnotte et Mme Comtois sont d’avis qu’il n’a pas assez de tronçons cyclables pour le vélo utilitaire. « Actuellement, rouler à Sherbrooke est très peu sécuritaire. Les gens qui ne sont pas habitués à rouler en ville n’auront pas envie de prendre des risques. Aménager ce genre de corridor pourrait éventuellement mousser la popularité du vélo », mentionne la dame. Elle espère que la configuration des pistes cyclables sera revisitée.

Ils souhaitent que la jonction de plusieurs pistes cyclables soit réalisée prochainement. « J’applaudis la déclaration de la conseillère Danielle Berthold qui dit « relions les pistes cyclables » », mentionne Fabien Burnotte. 

Malgré tout, Fabien Burnotte est satisfait du volume de cyclistes qui a pu utiliser le tronçon. « Il s’agit du chemin le plus court avec le moins de pentes. Il faut valoriser des axes majeurs, centraux et directs avec de meilleurs aménagements. » Il soutient également qu’il y a beaucoup d’éléments positifs dans le plan de la Ville de Sherbrooke. 

 « Les conseillers sont ouverts. Il y a une période de changements. J’ai eu plusieurs commentaires positifs. Nous sommes déçus, mais nous allons dans la bonne direction. La piste cyclable sur le boulevard Université et sur la rue Galt Ouest doit être faite. »

Le citoyen Louis Caron a également salué l’ouverture du conseil municipal. 

Rappelons que lors de la séance du conseil de ville du 17 août, la conseillère municipale et présidente du comité de sécurité publique, Danielle Berthold a présenté aux élus un rapport du Service de police de Sherbrooke indiquant que la visibilité des piétons ainsi que les arrêts d’autobus étaient problématiques.