Gaïa Laventure Picard fait partie du groupe de 15 jeunes s’étant occupé d’un jardin tout l’été. Elle a vendu ses cueillettes dans quelque six marchés de la région.

Fin de saison pour les jeunes jardiniers

Samedi, les quinze jeunes du projet Jardin jeunes entrepreneurs de Croquarium ont procédé à la fermeture de leurs jardins. Cette expérience, de la plantation jusqu’à la vente du produit dans les marchés, leur aura permis d’apprendre sur la culture maraîchère, mais surtout de prendre conscience de tout le chemin parcouru avant que le produit se retrouve dans une assiette.

C’est sur les terrains du Jardin collectif des nations, situés sur la rue du Pacifique, que les jeunes âgés entre 10 et 15 ans ont pu s’installer tout l’été. La tenue de la Fête des récoltes du quartier marquait la journée de cueillette finale.

« Ils ont développé au travers d’ateliers toutes les compétences et les connaissances reliées à l’agriculture urbaine et locale », explique l’animatrice horticole de l’activité, Stéphanie Leclerc.

En plus du côté technique de la semence ou de la connaissance des insectes et mauvaises herbes, l’équipe a pu aussi découvrir un côté entrepreneurial, toute la structure d’une mise en marché. Les jeunes ont d’ailleurs vendu leurs produits dans quelques marchés de la région.

« Ils ont visité les marchés et se sont imprégnés de leur ambiance. Comment faire pour valoriser nos produits? Tout le côté de la mise en valeur des produits du Québec, ç’a été tout un apprentissage pour eux », ajoute Mme Leclerc.

Le projet en était à sa troisième année d’expérience. Après deux ans de réussite à Waterville et une pause l’an dernier, le projet a finalement pu voir le jour à Sherbrooke. Les quinze places disponibles étaient d’ailleurs bien convoitées : les organisateurs ont dû trancher, mais assurent qu’ils seront de retour l’été prochain pour permettre à d’autres apprentis jardiniers de s’exercer.

« Ils sont encore motivés! Même après quatre mois. C’était une expérience exceptionnelle pour eux. En plus, ils ont réalisé la patience que ça demande. C’est une belle qualité à développer de connaitre le rythme de la nature », note l’animatrice horticole.

À tous ces atouts s’ajoutent des connaissances en herboristerie, avec des ateliers de transformation de produits, ainsi qu’une conscience environnementale marquée. Les jeunes connaissent le travail que représente la décision de faire pousser des aliments sans produits chimiques, afin de respecter la nature.

« On devait venir tous les jours arroser, il fallait désherber, ce qui est quand même ardu, et s’occuper des plantes. Je m’attendais à ce que ça soit difficile de s’occuper des plantes tout l’été, mais je pensais que désherber c’était plus facile que ça », rigole Gaïa Laventure Picard, l’une des jeunes entrepreneures du groupe.

Celle qui a adoré son été assure d’ailleurs qu’elle a maintenant toutes les connaissances nécessaires pour installer son propre jardin à l’arrière de chez elle.

Le jeune Massimo D'Émilie ramasse ses dernière carottes.