Marie Tifo a accepté sans hésitation de prendre la présidence du jury de la sixième édition du Festival cinéma du monde de Sherbrooke.

FCMS : Marie Tifo présidera le jury

La comédienne d’expérience Marie Tifo présidera le jury du volet international de la sixième édition du Festival cinéma du monde de Sherbrooke (FCMS), qui se tiendra du 4 au 11 avril. Celle qui interprète le rôle de Jacqueline O’Hara dans le téléroman O’ a l’impression de donner au suivant grâce à ce titre.

« Moi j’ai reçu beaucoup dans ma vie, réalise-t-elle. Tout a comme été facile et on le prend ! Ma carrière a toujours marché formidablement ; j’ai toujours eu de belles propositions. Je viens d’atteindre un âge vénérable. [...] Pour moi, ce sont des moments où je ne me confronte plus avec l’actrice, mais avec la personnalité publique. Je l’utilise en redonnant ce que j’ai reçu », affirme-t-elle. 

Marie Tifo n’a pas hésité avant d’accepter le poste de présidente du jury. « Ça n’a pas été long avant que je dise oui, assure la comédienne qui a joué dans plusieurs dizaines de films et séries. Je suis une habituée de Sherbrooke, car mon fils et mes petites-filles vivent ici. De passer une semaine dans un festival de cinéma, c’est très séduisant. Dans ma vie, j’en suis un peu rendue là. J’ai fermé toutes sortes de portes et c’était une ouverture sur autre chose. Je pense que je suis née comme actrice grâce au cinéma dans Les Bons Débarras. »

« Ce n’est pas mon premier festival. Je n’étais pas présidente de jury, mais ce titre vient avec une grosse responsabilité, car c’est toi qui départages à la fin. Oui, c’est un plaisir, mais j’ai toujours une petite angoisse après. C’est toujours beaucoup de travail de faire un film. Ça m’émeut de voir que des gens ont eu une idée, une sensation et qui vont l’amener à la réalisation et à la production. »

A-t-elle déjà participé au Festival cinéma du monde de Sherbrooke ? « Je viens ici avec mes petites-filles ! » répond-elle du tac au tac.

La directrice générale du FCMS Malika Bajjaje est heureuse de pouvoir compter sur une vétérane du cinéma comme Marie Tifo. « C’est une femme qui est très sensible au septième art. Elle amène toute son expertise comme actrice et comme quelqu’un qui a côtoyé les réalisateurs. C’est un bagage assez impressionnant », analyse-t-elle.

Un festival en santé

Le FCMS sera plus long d’une journée, et de nouveaux lieux de diffusion seront exploités. Entre autres, pour la première fois, des activités seront présentées à l’extérieur, à la Place des moulins. « On va où les gens sont, décrit Mme Bajjaje. La Maison du cinéma est le lieu principal, mais on va voir la clientèle du Musée des beaux arts, à titre d’exemple. On a aussi des ciné-quartiers gratuits, à l’est et à l’ouest pour prouver que le septième art n’est pas réservé à l’élite. »

De plus, la sélection du jury n’est pas tout à fait terminée, puisqu’un citoyen est invité à soumettre sa candidature pour devenir juré. « On a des questions auxquels le candidat doit répondre. Pourquoi veut-il être juré ? Pourquoi est-il intéressé par le septième art ? Que connaît-il du festival ? Ça permet de démocratiser le jury et il va avoir son mot à dire. Son vote compte beaucoup. Le festival est accessible. L’an dernier, on a reçu beaucoup de candidat », dit Mme Bajjaje. Les intéressés peuvent déposer leur candidature au fcms.ca/competition jusqu’au premier mars. 

En tout, 130 projections sont prévues dans 12 lieux de diffusion. La programmation sera dévoilée le 12 mars. Les passeports sont offerts en prévente à différents tarifs jusqu’au 22 mars.