Étude-sport à l'école Carillon: un «manque d'ouverture» de la CSRS

Une dernière tentative a été effectuée mardi soir par les clubs de patinage artistique (CPA) de Sherbrooke et de gymnastique Shergym afin d'étendre au premier cycle le programme étude-sport de l'école primaire Carillon, question d'assurer la pérennité du programme. Les deux organisations accusent la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) de manquer d'ouverture face au projet.
Rappelons que les deux clubs espéraient rendre accessible le programme de patinage artistique et de gymnastique aux écoliers de première et deuxième année, puisque le programme étude-sport est déjà accessible aux jeunes du deuxième et du troisième cycle.
«Près de 20 parents étaient présents à la réunion des commissaires de la CSRS pour témoigner leur appui et afin de poser des questions et d'obtenir des réponses concernant le refus de la CSRS d'étendre notre programme au premier cycle, note l'entraîneuse de patinage artistique Marie-Christine Grenier. Les réponses étaient floues. Ce qui déçoit le plus, c'est qu'ils n'ont pas laissé la chance aux clubs d'expliquer leurs intentions. Ils ne savent même pas ce que l'on fait et prennent tout de même une décision sans même connaître suffisamment le sujet. C'est ce qui est frustrant.»
La responsable des programmes scolaires au CPA de Sherbrooke considère même que le programme déjà offert est en péril.
«On n'obtient aucun appui de la part de la CSRS, indique Mme Grenier. Elle ne fait que tolérer notre présence à l'école Carillon. Tous les frais sont pourtant absorbés par les clubs. Le problème est que le délai accordé pour informer les parents que leur enfant a une place au sein du programme à l'école Carillon est très court. S'ils espèrent obtenir une place, on ne peut que leur confirmer cinq jours avant le début des classes. Ils risquent donc de ne pas pouvoir envoyer leur enfant à l'école de quartier s'il n'y a plus de place à l'école Carillon. Après, on nous reproche de ne pas faire suffisamment de recrutement.»
«C'est une guerre de perceptions et on l'a perdue!» ajoute-t-elle.
L'entraîneur de gymnastique David Altmeyer accuse également la CSRS de mal connaître le dossier.
«Les commissaires sont fermés à l'idée de nous aider à développer ces deux sports et à former une relève. En instaurant le programme au premier cycle, on permet une continuité logique de la pratique de ces deux sports. Et on aide surtout les parents à mieux concilier les études, les sports et la famille en leur épargnant le fait de déménager leur enfant d'école en plein milieu du primaire. Hélas, ils seront encore obligés de prendre leurs soirées et leurs fins de semaine pour permettre à leur enfant de pratiquer la gym ou le patin ou lieu que tout soit terminé à 17 h 30», clame M. Altmeyer.
«Nous aurons toujours une relève, mais ce n'est rien pour aider au développement du sport, enchaîne-t-il. On nous répond que les jeunes doivent avoir du temps libre le soir pour jouer dehors pendant au moins 2 h chaque soir. Comme si leur proposer d'être actifs et de bouger en pratiquant un sport était une mauvaise chose. Les commissaires ont refusé de débattre et nos espoirs ont été anéantis.»