Rappelons que le sondage, qui faisait état des dépenses de plusieurs millions de la Ville de Sherbrooke sur Wellington Sud, révèle que 62,9 % des Sherbrookois sont en accord avec Well inc.

En faveur de Well inc. ou de la revitalisation de la Well ?

Si elle ne surprend par le chef du Renouveau sherbrookois Bernard Sévigny, l’adhésion au deux tiers de la population à Well inc. révélée dans un sondage Segma Recherche pour La Tribune et Cogeco 107,7 FM, démontre selon lui que la fusion municipale porte ses fruits.

Rappelons que le sondage, qui faisait état des dépenses de plusieurs millions de la Ville de Sherbrooke sur Wellington Sud, révèle que 62,9 % des Sherbrookois sont en accord avec Well inc.

« J’aime mieux entendre la réaction des Sherbrookois que des dénigreurs de Well inc. On sait que c’est une stratégie porteuse, portée par plusieurs partenaires. Ça ne m’étonne pas l’écho favorable. Les gens veulent que le centre-ville se développe. C’est assez clair. C’est vrai dans votre sondage, mais c’est aussi vrai dans tous les sondages que j’ai vus. La création d’emplois et la création d’entreprises, c’est une des préoccupations principales des électeurs, peu importe le palier de gouvernement. Ce n’est pas étonnant qu’il y ait une adhésion de la part de la population. »

L’adhésion est similaire dans les quatre grands arrondissements, sans distinction. « Les gens ont compris qu’on travaille pour les jeunes et c’est particulièrement ça Well inc. : des entreprises technologiques pour retenir nos jeunes. Peu importe le territoire dont proviennent les jeunes, l’intérêt est manifeste partout sur le territoire. Quand on crée une ville à partir des fusions, ça prend du temps. Les gens sont de plus en plus Sherbrookois que Forestois ou de Brompton. L’intégration se fait de mieux en mieux et les gens y participent de plus en plus. »

Le candidat Steve Lussier ne se montre pas surpris des résultats du sondage. « Moi aussi, je suis pour la revitalisation de la rue Wellington Sud! » explique-t-il.

« Ce qui m’inquiète par contre, c’est l’absence d’un plan d’affaires de Well inc., le budget et la façon inhabituelle dont se sont donnés les contrats », ajoute-t-il.

Il persiste à dire qu’il demandera un moratoire dans ce dossier s’il est élu. Pas pour jeter le projet à la poubelle nécessairement, mais pour mieux l’étudier et pour consulter davantage d’acteurs du milieu.

Hélène Pigot, la chef de Sherbrooke Citoyen, abonde dans le même sens.

« Nous sommes en faveur de la revitalisation de la rue Wellington Sud, tout le monde s’entend là-dessus, explique-t-elle. Nous sommes seulement en désaccord avec le projet présenté par Bernard Sévigny. Ce qu’on nous propose ce sont des blocs Lego, un à gauche et un à droite, mais on n’a aucune idée de ce à quoi va ressembler le projet final. Ce qu’on veut, c’est une vraie revitalisation du centre-ville de la rue Alexandre à la rivière. »

« Au départ, il devait y avoir 300 stationnements et tout d’un coup nous sommes rendus à 900, ajoute-t-elle. De mon point de vue, les promoteurs veulent plus d’argent. Pourquoi aurait-on besoin de 900 places de toute façon? » 

- Avec Marie-Christine Bouchard et Simon Roberge

Des plaintes contre Denault et Lachance

Les plaintes continuent de s’empiler contre les candidats de l’élection municipale à Sherbrooke. Si une plainte formelle au Directeur général des élections du Québec a été déposée contre Marc Denault, dans le district du Golf, une autre est en voie d’être acheminée à la Commission municipale du Québec (CMQ) contre Julien Lachance, dans Saint-Élie.

Dans le premier cas, c’est l’utilisation de sa carte de visite du conseil municipal qui est reprochée à Marc Denault. Ces cartes de visite sont payées à même le budget de recherche des élus. Il en aurait distribué pendant son porte-à-porte.

« Au début de ma campagne, mes cartes personnelles n’avaient pas été imprimées. J’ai peut-être distribué 200 cartes de visite du conseil, maximum. Le DGEQ dit que c’est commun. Il arrive souvent que les élus pensent qu’ils peuvent utiliser ces cartes parce que nous sommes toujours en fonction. Quand j’ai été informé de la situation, j’ai tout de suite envoyé le nombre au trésorier pour le prévenir. Ça représente entre 15 et 20 $ que je ne déduirai pas de mon budget électoral. J’ai corrigé la situation la journée même », dit Marc Denault.

Le candidat et conseiller sortant rapporte par ailleurs que le trésorier de la Ville de Sherbrooke a par la suite informé tous les élus sortants qu’ils ne pouvaient pas utiliser leur carte de visite du conseil municipal pendant la campagne électorale. « D’autres avaient fait la même chose que moi », soutient-il.

Julien Lachance

Dans Saint-Élie, c’est la candidate Christelle Lefèvre qui portera plainte contre Julien Lachance. « M. Lachance n’avait pas de site internet ni de page Facebook jusqu’à récemment. Il a utilisé son budget de recherche de conseiller pour engager quelqu’un qui créerait sa page Facebook pour être plus visible. C’est clair que c’est dans un objectif électoral, même si c’était avant la campagne. Tout ce qui est photo, graphisme, site internet, il l’a fait rembourser dans le budget de recherche, donc par les contribuables. Je trouve que c’est inacceptable. », rapporte Mme Lefèvre.

La candidate relève que M. Lachance a dépensé plus de 6000 $ pour ces outils, avant la campagne, alors que selon elle, la limite à dépenser dans Saint-Élie est de 4600 $ pour toute la campagne. « S’il ne s’était pas fait rembourser, j’aurais laissé faire, mais il est immoral de faire payer les contribuables. »

Au DGEQ, on lui a conseillé de porter plainte à la Commission municipale du Québec.

Julien Lachance mentionne avoir son site internet depuis un an. « C’était une demande que j’avais des citoyens. J’ai rajouté un onglet pour les élections 2017. Selon l’information que j’ai, c’est conforme. La Commission le regardera, mais d’après moi, c’est conforme. Les coûts reliés à la modification du site seront inclus dans mes dépenses électorales. Le fait d’avoir un site internet était pertinent par rapport à mon rôle de conseiller municipal. »

Rappelons que le candidat à la mairie Denis Pellerin a déposé une plainte à la CMQ contre Robert Pouliot, de même qu’une plainte, rejetée, au DGEQ contre la Société de transport de Sherbrooke. Le conseiller sortant Jean-François Rouleau, lui, s’est adressé à la CMQ contre le maire sortant Bernard Sévigny.