Des citoyens du secteur de la rue Fortier commencent à s’impatienter de voir les chantiers s’éterniser devant chez eux.
Des citoyens du secteur de la rue Fortier commencent à s’impatienter de voir les chantiers s’éterniser devant chez eux.

Élus et citoyens s’interrogent sur les chantiers inactifs

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Des chantiers routiers demeurés inactifs pendant plusieurs semaines ont soulevé la colère d’un citoyen, Martin Rochefort, qui s’est adressé aux élus lundi pour savoir pourquoi certains travaux tardaient à être exécutés. Les conseillers Pierre Tremblay et Annie Godbout ont admis que des citoyens de leur district s’interrogeaient également, notamment dans le secteur des rues Viau, de Gaspé, des Partisans et Henri-Labonne.

« Pouvez-vous m’expliquer pourquoi vous continuez à commencer des chantiers de construction alors que vous ne finissez pas ceux que vous avez commencés? Il y a des chantiers près de chez moi où ça fait six semaines qu’il n’y a pas eu d’activités. Nous sommes dans la roche, les trous, ou il faut faire de longs détours », a illustré Martin Rochefort lors de la période de questions du conseil municipal. Il demande si les services municipaux sont incompétents ou insouciants. 

La présidente du conseil, Nicole Bergeron, a rapidement volé au secours des fonctionnaires municipaux. « Est-ce qu’on peut demander des explications à nos services pour comprendre ce qui peut se passer sur certains chantiers? Oui. On pourra effectivement adresser la question à nos services. Ce ne sont certainement pas des gens incompétents ou insouciants. » 

Conseiller du district du Lac-Magog, Pierre Tremblay se dit d’accord avec Mme Bergeron concernant la compétence des fonctionnaires. « Le citoyen qui nous pose la question a raison dans un sens : selon moi, il y a un secteur où les aqueducs ont été faits en une semaine et les trottoirs en trois jours. La plus grande problématique selon moi vient quand il faut s’arrimer avec les sous-traitants qui font l’asphalte. On l’a mentionné à maintes reprises. Je n’ai pas la réponse à savoir pourquoi ils ne sont pas arrimés, mais on avait soulevé le point. 

« Si ça peut soulager M. Rochefort : ce serait important de voir quand on a des sous-traitants, qu’il y ait des délais maximums à respecter ou une date butoir sans quoi il devrait y avoir des pénalités. Si on prend en exemple les travaux des rues Viau et Fortier, les travaux ont commencé en juin et il y a eu jusqu’à présent 10 jours de travail. Les travaux nécessaires sont évalués à 17 jours, mais ces tronçons auront été fermés 60 jours. C’est tout à fait anormal. »

Annie Godbout, du district de Rock Forest, a attrapé la balle au bond lors de la période des messages, déplorant qu’aucun chantier de son secteur, soit les rues Viau, Fortier, de Gibraltar, de Gaspé, des Partisans et Sainte-Bernadette, ne soit terminé. « La plupart sont situés très près les uns des autres et ça semble problématique. Les citoyens ont plusieurs semaines de travaux devant chez eux et doivent composer avec la poussière. Je commence à recevoir des messages des citoyens qui ont hâte qu’on ferme certains dossiers. Vivement qu’on ait un meilleur alignement avec nos sous-traitants. Nous avons un bon défi avec ça cette année. Les défaites sont rares parce que nous avons beaucoup de beau temps cette année. »

Selon la carte interactive publiée sur le site de la Ville, tous les chantiers mentionnés respectent toujours les échéanciers établis. La fin des travaux est prévue à la fin du mois d’août ou en septembre selon les données déjà publiques.

Au Service des communications de la Ville, on précise qu’une fois l’étape précédant le pavage est terminée, le fournisseur a dix jours ouvrables, donc deux semaines, pour se présenter sur le site pour commencer les travaux. Le temps accordé est plus court quand il s’agit de chantiers sur des artères principales.