Carole Evers

Elle cause de fausses alarmes à répétition

SHERBROOKE - Une femme de Sherbrooke qui a déclenché l'alarme incendie de son immeuble à trois reprises en un mois devra effectuer des travaux communautaires pour payer sa dette envers la société.

Carole Evers a plaidé coupable, jeudi, devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec d'avoir déclenché trois fausses alarmes entre le 12 décembre 2018 et le 13 janvier 2019 dans les logements de l'Office municipal d'habitation de Sherbrooke (OMHS).

« Elle a fait une fausse alarme nécessitant le déplacement des policiers et des pompiers », a expliqué au tribunal la procureure aux poursuites criminelles, Me Juliette Ménard-Reid.

À chaque reprise, Carole Evers a déclenché l'alarme de façon manuelle dans les logements de l'OMHS de la rue William-Ives à Sherbrooke.

« Lors des observations sur la peine, nous allons expliquer ce qui a poussé madame Evers à déclencher le système d'alarme », mentionne l'avocate de la défense Me Michèle Lamarre-Leroux de l'aide juridique.

À la suite des premières fausses alarmes, le Service de police de Sherbrooke avait utilisé une technique pour identifier la personne qui pouvait en être à l'origine. La poudre bleue qui est apparue sur les mains de Carole Evers combinée aux images des caméras de surveillance ont permis d'étayer la preuve contre elle et de porter des accusations.

« Il y a eu des déplacements de pompiers et de policiers à chaque fois ainsi que des mesures spéciales pour certains locataires de l'immeuble », explique l'avocate de la défense Me Michèle Lamarre-Leroux.

Carole Evers rencontrera un agent de probation pour déterminer si elle pourra effectuer des travaux communautaires.

Les observations sur la peine se dérouleront le 24 octobre.

21 fausses alarmes

Le Service de police de Sherbrooke explique que ce sont 21 fausses alarmes qui ont été déclenchées entre juillet 2017 et janvier 2018 dans les logements de l'OMS du centre-ville de Sherbrooke.

« Nous avons pu recueillir de la preuve concernant trois des ces fausses alarmes. Après son arrestation, la suspecte avait mentionné aux policiers qu'elle ne savait pas pourquoi elle faisait ça », mentionne le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

C'est en raison de la récidive que le SPS avait soumis le dossier de Carole Evers au directeur des poursuites criminelles en pénales.

Des constats d'infraction de 250 $ en vertu du règlement municipal pour avoir déclenché une alarme sans qu'il y ait un incendie » peuvent être remis.

Près de deux fausses alarmes sont déclenchées en moyenne chaque jour à Sherbrooke. En 2017, 735 fausses alarmes ont nécessité le déplacement de pompiers, alors que ce nombre est passé à 749 en 2018. Pour 2019, ce sont 588 fausses alarmes qui ont été enregistrées jusqu'à maintenant.