« Les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants », rappelle Ghislaine Rigolt-Beaudoin, responsable de la pastorale familiale à l’archevêché de Sherbrooke.

Éducation sexuelle: l’archevêché ne veut pas partir en guerre

Si l’archevêché de Montréal a proposé aux parents catholiques inquiets un guide afin de donner eux-mêmes le cours d’éducation à la sexualité, ce n’est pas pour proposer un boycottage du cours, croit Ghislaine Rigolt-Beaudoin, responsable de la pastorale familiale à l’archevêché de Sherbrooke.

Selon elle, l’archidiocèse a les mêmes objectifs que le ministère de l’Éducation. « Il faut réduire les cas de grossesses non désirées chez les adolescentes, réduire les cas de maladies transmises sexuellement, réduire les cas d’agressions sexuelles et réduire les cas de suicide chez les jeunes. Le programme cherche à éliminer ces situations malheureuses, comme n’importe quel parent. Les objectifs sont vraiment bons. C’est sur la manière de faire qu’il y a de petites divergences », explique-t-elle. 

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« Les parents catholiques, au travers de ce programme, veulent rajouter la valeur de l’amour, la valeur de la fidélité, la valeur du mariage, continue Mme Rigolt-Beaudoin. À l’école, ce qui va être enseigné, c’est strictement biologique. À l’école, on va peut-être parler d’acte sexuel, mais à la maison, les parents catholiques vont peut-être parler de relation d’amour. »

« On ne part pas en guerre et l’on ne veut pas créer de polémique. On garde une paix sociale et l’on travaille ensemble pour le bien de notre enfant et de notre société », précise-t-elle.

Jeunes enfants  

C’est surtout les parents d’enfants du premier cycle du primaire qui ont démontré des inquiétudes. « Les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants. Le diocèse de Montréal a rappelé aux parents qu’il fallait qu’ils se préoccupent de ce qui leur est enseigné dans les écoles. Les parents n’avaient pas d’outils. Un prêtre et un médecin se sont penchés sur les objectifs et ont conçu un premier guide pour que les parents puissent dialoguer avec les enfants à la maison », décrit-elle, ajoutant que dans un monde idéal, les enfants aborderaient le sujet en premier.

« L’idéal, c’est d’attendre que les enfants en parlent pour partir des mots des enfants et être capables d’entrer dans ce sujet. Là, on n’attend pas que l’enfant en parle, on donne un cours là-dessus. »

Pour l’instant, ni Mme Rigolt-Beaudoin ni la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke n’ont entendu parler des inquiétudes par rapport à ce cours d’éducation à la sexualité, qui est donné depuis le mois de septembre.