Édith Blais
Édith Blais

Édith Blais n’a pas été oubliée

Il y aura un an lundi que la Sherbrookoise Édith Blais est disparue au Burkina Faso en compagnie de son copain italien Luca Tacchetto. Même si peu de nouvelles informations ont filtré dans les derniers mois, il ne faut pas conclure qu’aucun effort n’est fait pour assurer sa libération, assure David Morin, codirecteur de l’Observatoire sur la radicalisation et l’extrémisme violent et professeur à l’Université de Sherbrooke.

Rappelons que la piste privilégiée est celle que la jeune femme de 35 ans a été enlevée après avoir quitté Bobo-Dioulasso. Chrystia Freeland, alors ministre des Affaires étrangères, avait confirmé en septembre qu’on croyait la Sherbrookoise toujours en vie.

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« Le temps qui passe pour quelqu’un en captivité est toujours préoccupant. Ce sont des dossiers extrêmement complexes qui prennent du temps à résoudre. Les quelques exemples que nous avons dans la même région sont ceux de gens qui sont des otages depuis deux, trois ou quatre ans. Après un an, nous sommes dans les délais que nous pouvons constater », résume David Morin.

Le quasi-silence des autorités ne doit pas être interprété comme une forme d’inaction, selon le professeur de l’Université de Sherbrooke. « Les groupes djihadistes de cette région avaient annoncé qu’ils ne communiqueraient plus sur les otages. Le silence est souvent de mise pour l’ensemble des parties prenantes. Ça ne veut pas dire qu’il ne se passe rien, mais c’est un signal que c’est extrêmement compliqué. Il n’y a aucune raison de penser que le gouvernement canadien n’est pas entièrement mobilisé. »

À Affaires mondiales Canada, on se limite au même commentaire depuis un an. « Nous sommes au courant qu’une citoyenne canadienne est portée disparue au Burkina Faso. La priorité du gouvernement du Canada est toujours d’assurer la sûreté et la sécurité de nos citoyens. Pour cette raison, nous ne commenterons et ne publierons aucune information susceptible de compromettre les efforts en cours ou de mettre en danger la sécurité des Canadiens. »

Les démarches pour faire libérer Édith Blais s’inscrivent dans un contexte d’instabilité au Burkina Faso, mais aussi dans la région délimitée par le Mali et le Niger. Une attaque survenue mardi a d’ailleurs fait au moins 71 morts au Niger.