Edith Blais, qui s’est fait enlever au Burkina Faso avec son copain Luca Tacchetto il y a 15 mois, pourrait rester à ce centre de quelques jours à quelques semaines « à sa convenance », précise Mme Bibeau. Il n’y a pas de date prévue pour son arrivée au Canada.

Edith Blais « rapatriée le plus rapidement possible »

« Edith est saine et sauve. Elle est maintenant avec nos représentants canadiens au Mali. Elle sera rapatriée le plus rapidement possible. Il est très probable qu’elle fasse escale en Europe dans un centre qui se spécialise dans les soins psychologiques et physiques aux victimes d’enlèvement », explique la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau.

Edith Blais, qui s’est fait enlever au Burkina Faso avec son copain Luca Tacchetto il y a 15 mois, pourrait rester à ce centre de quelques jours à quelques semaines « à sa convenance », précise Mme Bibeau. Il n’y a pas de date prévue pour son arrivée au Canada. 

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Edith Blais a échappé à ses ravisseurs

 Edith Blais retrouvée vivante

« Le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, lui a parlé ce matin, explique la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire. Il a trouvé qu’elle avait une bonne voix. Il a eu un bon sentiment de son état de santé. Les images qu’on a d’elle sont encourageantes. Elle est bien portante. »

Mme Blais n’aurait pas eu l’occasion de parler directement à ses proches.

Marie-Claude Bibeau a cependant eu l’occasion de parler à la famille quelques minutes, samedi. « Sa mère, sa sœur et ses nièces sont soulagées et heureuses. Ça fait 15 mois qu’ils l’attendent! Ils comprennent qu’Édith a plusieurs choses à penser là-bas. Elle doit certainement vivre quelque chose de très intense là-bas », dit Mme Bibeau, assurant que la famille aura l’occasion de communiquer directement avec Edith Blais lorsque la poussière sera retombée.

« Agréable surprise »

Mme Bibeau considère la liberté d’Edith Blais comme une « agréable surprise ». « On garde toujours espoir. Ça faisait 15 mois qu’elle était détenue. Je savais que nos équipes étaient très actives pour essayer de la retrouver », assure l’élue.

Quel a été le rôle du Canada dans toute cette épopée? « On ne peut pas dire de quelle façon se font les opérations pour des questions de sécurité. On a retrouvé Edith et Luca, mais il y a d’autres détenus d’autres pays. On a des Canadiens et des leaders canadiens qui réalisent différents types d’opérations. Donc pour leur sécurité, on ne peut dévoiler quoi que ce soit sur la façon dont ça se fait, mais autant du côté de l’Armée canadienne, de la Gendarmarie royale du Canada et d’Affaires mondiales Canada, on avait des équipes très actives depuis le début pour la retrouver », dit-elle, rappelant que le Canada ne paie pas de rançon. 

Le gouvernement a craint pour sa vie à certains moments. « Il y a des moments où on ne savait pas où elle était, exprime Mme Bibeau. Mais on n’a jamais perdu espoir et on a toujours continué à travailler pour la trouver. D’ailleurs, c’est important de remercier tous ceux qui ont travaillé sur les différentes opérations stratégiques tactiques. La GRC et Affaires mondiales Canada ont été sensibles et ont bien travaillé avec la famille pour les accompagner et leur expliquer ce que faisait le gouvernement de manière confidentielle. Je trouve que c’est digne de mention. »

Est-ce qu’Edith devra passer par la quarantaine comme tous les voyageurs? « Probablement qu’elle sera bien heureuse de rester à la maison de toute façon! répond la députée. Les mesures seront prises à tous les niveaux, incluant pour le coronavirus. »