La circulation demeurait difficile lundi au lendemain de la tempête de dimanche.

Écoles fermées: la CSRS estime avoir pris la bonne décision

Les services de garde de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) n’avaient pas fermé depuis au moins 10 ans, selon le secrétaire général de l’organisation Donald Landry. La commission scolaire a annoncé dès dimanche, jour de tempête hivernale, qu’elle fermait ses écoles lundi et ses services de garde. L’organisation voulait ainsi éviter que des parents se déplacent alors que des employés, dont ceux des services de garde, pourraient avoir du mal à rejoindre leur lieu de travail.

« Ça fait au moins assurément 10 ans qu’on n’avait pas fermé les services de garde », lance M. Landry, directeur des services du secrétariat général et des communications à la CSRS.

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« Quand on s’est parlé pour savoir si on se mettait en mode veille, un enjeu est rapidement arrivé : est-ce qu’on allait avoir des employés en retard et des autobus en retard? »

M. Landry souligne que le 21 décembre dernier, toutes les commissions scolaires de la région ont fermé en raison de la pluie verglaçante, mais pas la CSRS. « Il y a une quinzaine de circuits sur 600 qui n’ont pas pu être complétés », raconte-t-il en soulignant qu’on voulait éviter qu’une telle situation se reproduise. On voulait ainsi éviter, ajoute-t-il, que quelques services de garde ne soient pas fonctionnels parce que des employés ne s’y rendraient pas. La CSRS a demandé à tous ses employés de ne pas se rendre au travail.

La décision de la commission scolaire a suscité de nombreux commentaires sur la page Facebook de l’organisation, autant positifs que négatifs. « Les écoles sont ouvertes... ça chiale... les écoles ferment... ça chiale! Branchez-vous! Bonne décision la CSRS! » pouvait-on notamment lire, aux côtés de commentaires comme : « C’est n’importe quoi ça... Quand c’est le temps de fermer c’est ouvert! Qu’est-ce qui dit que demain les chemins ne seront pas beaux? »

La Ville de Sherbrooke n’a pas demandé expressément à la CSRS de fermer ses établissements, précise M. Landry. Toutefois, en entrevue avec La Tribune dimanche, la directrice du service de l’entretien et de la voirie à la Ville de Sherbrooke Guylaine Boutin a indiqué qu’il s’agissait d’une bonne décision, étant donné que la dernière opération de tassement de la neige devait avoir lieu vers 7 h et que les camions de déneigement allaient être encore sur les routes. La CSRS compte quelque 3000 employés et environ 24 000 élèves. « On ne néglige pas complètement les automobilistes, mais ce n’est pas la première préoccupation : on se préoccupe de notre transport scolaire et de nos marcheurs », note Donald Landry.

La CSRS est responsable du transport scolaire des élèves de quelques écoles privées, comme le Salésien, le Séminaire de Sherbrooke, le Mont Notre-Dame et le Collège Sacré-Cœur. Ces établissements ont aussi été fermés lundi.

Habituellement, les responsables du dossier du transport à la CSRS prennent une décision vers 5 h 45, voire 6 h les journées où on annonce des tempêtes. La CSRS a toutefois pris sa décision dimanche en « mettant bout à bout plusieurs facteurs de risques ».

L’organisation doit conjuguer notamment avec la densité urbaine et les côtes sherbrookoises. Donald Landry note que la conjoncture était particulière : la Ville de Sherbrooke a envoyé plusieurs messages à la population, dimanche, de demeurer à la maison. « Cette décision préventive était pour éviter de mettre une pression pas nécessaire sur les parents, les déneigeurs, la Ville... »

Donald Landry estime qu’il s’agissait d’une bonne décision de fermer les établissements. Quelques incidents ont été rapportés lundi; quelques côtes ont notamment posé problème, perturbant ainsi la circulation.

Le calendrier scolaire de la commission scolaire compte trois journées de reprise. Un seul jour a été utilisé jusqu’à maintenant en raison de la fermeture de lundi; le moment du jour de reprise n’a pas encore été décidé.

Rappelons que la CSRS avait été critiquée en novembre pour avoir laissé ses écoles ouvertes lors de la première tempête de neige.

Les commissions scolaires des Hauts-Cantons et des Sommets ont quant à elle gardé leurs écoles ouvertes lundi.