Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS doit effectuer des tests d’eau huit fois par mois. Le dernier test négatif remonte au 26 juillet et la bactérie a été constatée le 30. L’E-Coli est donc arrivée entre le 27 et le 30 juillet, selon la Dre Généreux.

Du E-Coli dans l’eau du CHUS Fleurimont

Un avis d’ébullition a été lancé à l’Hôpital Fleurimont, après qu’une faible quantité de la bactérie E-Coli eut été découverte dans les conduites de distribution d’eau potable. Il est interdit d’utiliser l’eau du robinet pour boire, se brosser les dents ou préparer les repas. Cependant, les utilisateurs peuvent toujours se laver les mains ou prendre une douche, puisqu’il faut consommer l’eau pour être contaminé.

« Des mesures ont été mises en place pour approvisionner en eau potable les différents services, comme les cuisines ainsi que pour la consommation personnelle des usagers, des visiteurs et des membres du personnel », assure le CIUSSS de l’Estrie-CHUS dans un communiqué. 

« On a un plan général de mesures d’urgence, ajoute la conseillère en communications de l’établissement, Marie-France Thibeault. On a un plan d’action qui est prêt en cas de pénurie d’eau potable. On avait des fournisseurs déjà ciblés pour l’eau. Les endroits où on allait installer les stations étaient déjà dans le plan. »

La durée de l’avis d’ébullition ne peut être précisée. « Les équipes techniques et cliniques procèdent actuellement à des interventions de corrections jusqu’au retour du niveau de conformité », précise l’organisation. 

« Il est possible que certains services soient reportés ou réorganisés dans des secteurs à risque sur le plan de la qualité de l’eau, comme l’hémodialyse », continue-t-elle. 

Pour l’instant, le CIUSSS, la Ville de Sherbrooke et le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques cherchent à connaître la cause de cette situation. Sur le territoire du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, entre trois et cinq avis d’ébullition d’eau sont lancés chaque année. Quant à la présence de la bactérie E-Coli dans l’eau, elle est d’une « rareté extrême », selon Mme Thibeault. 

E-Coli

La directrice de la santé publique de l’Estrie, Dre Mélissa Généreux, explique que les symptômes de la bactérie E-Coli s’apparentent à ceux d’une gastro-entérite. « Cependant, ils peuvent être plus sévères. Ils peuvent mener à plus de déshydratation, plus de risques d’hospitalisation. On parle de nausées, de vomissements. Ça peut être accompagné de fièvre », dit-elle, ajoutant qu’on peut développer la maladie maximum 10 jours après avoir ingéré la bactérie.

L’organisation effectue des tests d’eau huit fois par mois. Le dernier test négatif remonte au 26 juillet et la bactérie a été constatée le 30. L’E-Coli est donc arrivée entre le 27 et le 30 juillet, selon la Dre Généreux. « Dès qu’il y a la présence d’E-Coli dans l’eau, on considère le réseau comme étant contaminé. On a eu les résultats en fin d’après-midi », précise-t-elle.

Aucun cas de contamination à la bactérie E-Coli n’a été déclaré dans les derniers jours chez les patients de l’hôpital.

Surchloration à la Ville

De son côté, la Ville de Sherbrooke a annoncé en soirée jeudi qu’elle avait surchloré son eau de manière préventive. Cet avertissement ne comporte pas d’avis d’ébullition et touche le secteur du quadrilatère des rues King Est et Saint-François, la 18e Avenue et l’Hôpital Fleurimont. « Le E-Coli a été détecté au CHUS, qui a son propre système de gestion des eaux. Pour l’instant, nos tests disent qu’il n’y a pas d’E-Coli dans l’aqueduc de la Ville. On ne veut pas prendre de chance. Il va y avoir des tests toute la nuit et demain matin », mentionne le service des communications de la Ville. 

« Ça se peut que l’eau ait une odeur et un goût plus chloré, mais demeure tout de même potable », résume-t-il.