Deux victimes de l’alcool au volant viendront témoigner de leurs séquelles

Sherbrooke — Coupable de conduite avec les capacités affaiblies causant des lésions, Marie-Josée Rivard connaîtra sa peine plus de trois ans après l’accident qu’elle a provoqué.

Le 21 septembre 2017, la femme de Dudswell a coupé la route à un véhicule qui venait en en sens inverse sur la route 222 à Saint-Denis-de-Brompton.

Les deux victimes dans cette affaire ont subi d’importantes blessures, dont certaines fractures ouvertes. Il a fallu plus d’une heure pour extirper la conductrice du véhicule accidenté.

Ces deux victimes se présenteront au palais de justice de Sherbrooke le 17 novembre prochain pour témoigner des séquelles de cet accident causé entre autres par l’alcool au volant.

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a fixé, lundi, les observations sur la peine.

Les deux victimes ont dû être placées en résidence pendant quatre mois notamment parce qu’elles ne pouvaient monter les escaliers durant leur réadaptation.

Le soleil aveuglant de la fin de journée aurait contribué à cet accident où Marie-Josée Rivard, qui arrivait de Sherbrooke, a coupé la route à un véhicule qui arrivait en sens inverse.

Elle n’a jamais ralenti lorsqu’elle a tenté de traverser la route 222 pour accéder au stationnement d’une entreprise qui se trouvait à sa gauche.

Lors de l’enquête préliminaire, un expert était venu témoigner et des analyses ont été déposées concernant la position du soleil aveuglant vers 18 h 15, l’heure où est survenu cet accident.

Conduite à l’hôpital, tout comme les occupantes de l’autre véhicule, Marie-Josée Rivard a été soumise à une prise de sang.

Le résultat de l’analyse a révélé la présence dans son organisme de 124 mg d’alcool par 100 ml de sang.

La procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau et l’avocate de la défense Me Karine Poliquin feront leurs observations sur la peine à la suite du témoignage des victimes.

Au moment des évènements, Marie-Josée Rivard ne possédait aucun antécédent judiciaire. Soumise à une interdiction de conduire, Marie-Josée Rivard a brisé ses conditions. Elle a plaidé récemment coupable à une accusation de conduite pendant une interdiction.