Le président du syndicat des chargés de cours de l'Université de Sherbrooke, André Poulin, et l'enseignante au Cégep de Sherbrooke, Julie Dionne, défendront les couleurs du parti Sherbrooke Citoyen aux prochaines élections municipales.

Deux nouveaux candidats pour Sherbrooke Citoyen

Le parti Sherbrooke Citoyen poursuit son recrutement en prévision des élections municipales du 5 novembre et ajoute deux candidats à son alignement.
Le président du syndicat des chargés de cours de l'Université de Sherbrooke, André Poulin, se présente dans le district de l'Hôtel-Dieu tandis que l'enseignante au Cégep de Sherbrooke Julie Dionne tente sa chance dans le district de l'Université.
M. Poulin tentera de déloger le candidat sortant Rémi Demers, qui sera à nouveau sur les rangs. Celui qui enseigne au département d'histoire de l'Université de Sherbrooke depuis 17 ans avait déjà tenté sa chance en politique provinciale sous la bannière de Québec Solidaire.
« L'Hôtel-Dieu est un secteur qui mérite mieux. Ce que je souhaite, je le retrouve à l'intérieur du programme du parti. Le district a un cachet fort intéressant, mais l'administration municipale n'en tient pas compte. Je pense entre autres à l'agrandissement de la Résidence Murray », commente André Poulin.
Il cite aussi la rivière Saint-François, qu'il voudrait rendre plus accessible aux citoyens. « Je veux retourner à la base et mettre les citoyens au coeur des décisions. J'espère aussi faire élire la première femme à la mairie, Hélène Pigot. Ce serait un grand pas pour la démocratie. »
André Poulin lance une flèche à son adversaire en mentionnant que l'indépendance n'est pas nécessairement gage d'impartialité.
« Rémi Demers n'a jamais joué comme un indépendant. Il est très complaisant à l'endroit de l'administration en place. Ça prend une synergie, une équipe pour mettre des changements importants en place et je crois que c'est ce que nous avons. »
M. Poulin compte faire une campagne positive. « Il n'y a que Sherbrooke Citoyen qui offre une vision unique. »
Écoute et participation
Julie Dionne, elle, enseigne depuis 11 ans. Elle avait été coporte-parole de la Coalition Sherbrooke Milieu de vie, qui s'opposait au plan d'urbanisme en 2007.
« Je veux redonner aux gens le goût de s'intéresser à leur quartier, à leur ville, et ça, ça passe par l'écoute et la participation », dit-elle. « Nous sentons que nos actions sont limitées par les décisions du conseil. La construction d'une station-service au coin des rues Dunant et Thibault est la parfaite illustration de notre impuissance devant l'appareil municipal. »
Mme Dionne n'affrontera pas un, mais deux conseillers sortants en novembre, en Jean-François Rouleau et Nicole A. Gagnon. « Il faudra beaucoup de travail de terrain. En politique, il n'y a pas de petit défi. »
Julie Dionne veut travailler à la vie de quartier. « C'est un district éclaté qui comptera une partie de l'ancienne Croix-Lumineuse, une partie étudiante, une partie plus familiale. Il y a des réalités socioéconomiques très différentes. Je veux aussi m'intéresser aux boisés et au dossier environnemental. »
Thierry Nootens, visage de l'opposition au plan d'urbanisme en 2007, était présent à l'annonce de ces candidatures. La chef de Sherbrooke Citoyen, Hélène Pigot, confirme avoir tenté de le recruter. « Nous avons fait des approches, mais il n'envisage pas de s'investir et de mettre l'énergie nécessaire cette fois-ci. Peut-être la prochaine fois. »
Sherbrooke Citoyen compte maintenant neuf candidats, en incluant Mme Pigot. « Je suis très contente de cette équipe. Nous avons de la cohésion et du dynamisme. Nous visons toujours un candidat par district. »