C’est la vigilance d’une gérante du Walmart de Magog qui a permis d’épingler les suspects.

Deux frères volent dans plusieurs Walmart

Deux frères de la région de Montréal qui avaient développé un stratagème pour voler les magasins Walmart analysent la possibilité de plaider coupable aux multiples accusations de fraude déposées contre eux.

Luc et Stéphane Poliquin, âgés de 50 et 48 ans, détermineront le 13 septembre s’ils reconnaissent les fraudes de plus de 5000 $ commises entre le janvier 2017 et avril 2018.

C’est la vigilance d’une gérante du Walmart de Magog qui a permis de mettre fin au manège des frères Poliquin.

Ces derniers opéraient en duo en se rendant dans le commerce. Ils achetaient légalement divers objets allant de déshumidificateurs, aux vêtements en passant par des aspirateurs, des appareils de cuisine ou électroniques.

Une fois la commande placée dans leur véhicule, ils retournaient dans le magasin pour en prendre une autre semblable. Interceptés par la sécurité à la sortie, ils présentaient la facture de l’article acquis légalement.

Ils se faisaient par la suite rembourser ces articles, à environ 115 % de la valeur, soit le prix d’acquisition plus les taxes.

Le stratagème a été répété à de multiples reprises pour un montant atteignant plus de 12 000 $.

Une tournée des Walmart

Ils ont fait une tournée des Walmart passant par Magog, Sherbrooke, Granby, Drummondville, Saint-Jean-sur-Richelieu, Saint-Bruno, Laval, Saint-Jérôme, Lachute, Beauport, Joliette, Trois-Rivières, Sainte-Foy, Lévis et même Ottawa et Markham en Ontario pour ne nommer que ces localités.

« C’est une fraude qui a été répétée dans plusieurs magasins Walmart à travers le Québec. L’enquêteur viendra témoigner du fonctionnement du stratagème », a expliqué au tribunal, jeudi, la procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras.

Cette dernière fera une offre de peine aux accusés au cours des prochaines semaines.

« Au retour du dossier, nous allons annoncer si nous avons une suggestion commune de peine à présenter. Si ce n’est pas le cas, je vais faire des représentations », explique l’avocate de la défense Me Stéphanie Marcoux.

C’est à la suite de communications entre les diverses succursales Walmart du Québec et la comparaison des caméras de surveillance que la preuve contre Luc et Stéphane Poliquin a été établie.

Les accusations contre les deux frères avaient été autorisées en novembre 2018.

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