Le bilan de l’éclosion à la Santé publique se porte maintenant à 62 employés infectés. Il s’agit de la moitié de l’équipe de 120 personnes. « C’est une éclosion importante », reconnait le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier.
Le bilan de l’éclosion à la Santé publique se porte maintenant à 62 employés infectés. Il s’agit de la moitié de l’équipe de 120 personnes. « C’est une éclosion importante », reconnait le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier.

Deux autres employées infectées à la Santé publique

Deux nouvelles employées de la Direction de la santé publique de l’Estrie ont été déclarées positives à la COVID-19 au cours des derniers jours. Pourtant, la situation semblait être sur le point de se rétablir à la Santé publique de l’Estrie, touchée, rappelons-le, par une éclosion importante de COVID-19.

Le bilan de l’éclosion à la Santé publique se porte maintenant à 62 employés infectés. Il s’agit de la moitié de l’équipe de 120 personnes. « C’est une éclosion importante », reconnait le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier.

Ces 62 employés ont quant à eux contaminé 19 de leurs proches, des conjoints ou des enfants vivant avec eux par exemple.

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« Les deux personnes qui ont reçu un diagnostic positif au cours des derniers jours avaient des symptômes depuis plus longtemps. Elles avaient passé des tests de détection de la COVID-19, qui étaient ressortis négatifs. Dans les derniers jours, elles sont retournées passer un test, qui est ressorti positif cette fois-ci », indique le directeur de la Santé publique de l’Estrie.

Il y a maintenant deux semaines, pourtant, que la direction de la Santé publique a mis en place une grande quantité de mesures pour arrêter l’éclosion entre ses murs. Le délai moyen d’incubation de la COVID-19 est d’environ cinq jours selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans ce contexte, est-ce inquiétant que ces deux personnes aient reçu un test positif tant de jours après la mise en place des mesures censées protéger les employés?

« C’est certain qu’on aurait préféré ne pas avoir de nouveaux cas, c’est clair », affirme le Dr Poirier.

Un enquêteur de la Santé publique a passé la journée de mardi à refaire l’enquête sur ces deux cas pour voir d’où pourrait provenir la contamination, pour s’assurer qu’aucun détail n’a été négligé.

« En attendant, on avait déjà décidé de poursuivre au-delà de 14 jours toutes nos mesures pour protéger nos employés, comme le port du masque, le télétravail autant que c’est possible... », énumère entre autres le Dr Poirier.

Quelques-uns des premiers travailleurs infectés il y a un peu plus de deux semaines vont bien et recommencent à revenir au travail ces jours-ci. « Les voir revenir au travail, avec le goût encore de venir nous aider à faire nos enquêtes, c’est un petit rayon de soleil, ça fait vraiment plaisir », ajoute le Dr Poirier.

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) s’est dite satisfaite, vendredi, des mesures qui ont été prises par la Direction de la santé publique de l’Estrie pour enrayer l’éclosion de COVID-19. Toutefois, « les inspecteurs feront un suivi approprié dans le dossier afin de s’assurer que les mesures mises en place sont respectées par l’employeur », indique Julie Fournier, responsable des communications pour la région de l’Estrie à la CNESST.