Les élèves de l’école primaire Sacré-Cœur pourront avoir accès cet hiver aux ateliers du programme HORS-PISTE, qui vise à prévenir les troubles anxieux chez les jeunes.

Détecter tôt les troubles anxieux

Les élèves de l’école primaire Sacré-Cœur pourront avoir accès cet hiver aux ateliers du programme HORS-PISTE, qui vise à prévenir les troubles anxieux chez les jeunes.

Sacré-Cœur est un établissement qui offre une vocation en musique. Plusieurs élèves qui sont passés par l’école de la rue Gillespie se sont retrouvés dans le milieu musical. La préoccupation de l’anxiété chez les enfants a déjà été soulevée par des parents, explique le directeur de Sacré-Cœur, Denis Dupont. Sacré-Cœur compte 600 élèves.

« L’anxiété ou le stress, on en a discuté quand on a fait l’élaboration de notre projet éducatif l’an passé. On a sondé les élèves, les parents et on a eu certaines réponses. Les parents nous nommaient à l’occasion que les enfants vivaient de l’anxiété ou du stress. De là, je suis allé consulter : je sais qu’il se faisait certaines choses au secondaire. Entre autres à Mitchell-Montcalm, qui reçoit certains de nos élèves. J’ai vérifié ce qui s’y faisait et ce programme y est implanté. Par la suite, j’ai contacté les responsables du programme... », explique M. Dupont. 

Certaines initiatives existaient déjà, comme préparer les élèves en vue d’un examen ou une performance. « En lien avec notre vocation, il y a des particularités. Il y a des examens, des performances à faire. On sentait que chez certains élèves, ça pouvait être anxiogène. On avait mis en place, déjà, des petits ateliers pour les sensibiliser à ça, par exemple apprendre à relaxer avant un examen... Il y a aussi des initiatives de pleine conscience, de relaxation. On est parti de ça. »

Des enseignants sont libérés pour voir ce qui peut être mis en place et adapter le programme du secondaire aux besoins de l’école primaire. 

« Ultimement, on veut préparer des guides d’activités adaptés à nos besoins du primaire, faire de l’éveil auprès de l’équipe-école au complet, des séances d’information sont déjà prévues. On veut aussi faire de la sensibilisation auprès des parents... »  

Un autre rassemblement

Par ailleurs, la Fondation Jeunes en tête s’arrêtera à Sherbrooke jeudi. Une activité aura lieu à l’école du Triolet afin de sensibiliser les adolescents à la dépression. Les jeunes seront entre autres invités à mieux connaître les symptômes. « On a une animation sur la dépression (pour le deuxième cycle) et une nouvelle animation pour le premier cycle, qui porte sur comment prendre soin de sa santé mentale (...) Le message principal, c’est que la dépression, c’est réversible », note Josianne Babin, gestionnaire de la Fondation. 

Cette visite a lieu dans le cadre de la grande tournée annuelle du programme « Solidaires pour la santé mentale (SPLSM) » dans les régions de la Mauricie, Centre-du-Québec, Estrie et Outaouais, qui commence ce mois-ci et qui permettra de rencontrer plus de 3600 jeunes.