« Je ne sais pas si le message était davatange dirigé vers Magog, mais il est certain qu'il y a différentes règles de zonage et que le processus réglementaire doit être respecté », résume Lynn Blouin, directrice promotion, accueil, tourisme d'affaires et sportif à Destination Sherbrooke.

Destination Sherbrooke se montre bon joueur face au choix de Divertigo

Bien que déçu de voir le projet d'hébertisme urbain Divertigo s'établir à Bromont, Destination Sherbrooke estime qu'il n'aurait pas été possible de faire cheminer le dossier plus rapidement pour attirer le promoteur dans la reine des Cantons-de-l'Est. L'organisme ne se sent pas visé quand le promoteur dénonce la difficulté à convaincre cinq ou six paliers décisionnels différents.
« Je ne sais pas si le message était davatange dirigé vers Magog, mais il est certain qu'il y a différentes règles de zonage et que le processus réglementaire doit être respecté », résume Lynn Blouin, directrice promotion, accueil, tourisme d'affaires et sportif à Destination Sherbrooke.
« Les informations que j'ai, c'est que les rencontres avec le promoteur ont été très cordiales. Une municipalité a aussi le droit de définir les activités qu'elle souhaite à un endroit ou à un autre dans un plan de développement. Je ne pense pas qu'il faille passer outre les règlements pour accommoder un promoteur. Parfois, ce serait profitable, mais d'autres fois, on se mordrait les doigts. »
Selon Mme Blouin, le processus à Sherbrooke n'en était qu'au flirt. « Dans certains cas, on part sur des bonnes bases et on se rend compte en cours de route qu'il y a du sable dans l'engrenage, mais dans ce cas-ci, nous n'en étions même pas là. Nous ne pouvions pas donner un oui de départ en raison du zonage. S'il y avait eu une intention ferme, nous aurions enclenché le processus de changement de zonage. Je ne pense pas qu'on puisse affirme qu'il y a eu sciemment des bâtons dans les roues. Nous ne l'avons pas échappé non plus. Nous étions en phase d'exploration. Nous leur avons dit ce qui était disponible. »
Lynn Blouin rappelle que le projet Divertigo cadrait parfaitement dans la vision touristique de Sherbrooke. « Ça entrait dans l'évolution qu'on souhaite avoir avec nos parcs. Ça collait bien dans notre thème de nature urbaine. C'est clair qu'il y avait une ouverture de notre part. Il préférait peut-être une entente qui ne nécessitait pas un processus de changement de zonage. »
Outre Sherbrooke et Bromont, Granby et Coaticook avaient aussi montré de l'intérêt pour Divertigo.