Julie Perrier

Des travaux communautaires pour une fausse-monnayeuse

SHERBROOKE - Une femme de Sherbrooke devra effectuer des travauxcommunautaires pour avoir utilisé des billets de 50 $ et de 20 $ contrefaits dans deux commerces.

Julie Perrier a plaidé coupable, mercredi, à des accusations d'utilisation de monnaie contrefaite et d'avoir eu en sa possession de la monnaie contrefaite en décembre 2017.

Le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec lui a imposé 50 heures de travauxcommunautaires dans le cadre d'une probation.

Il lui a aussi imposé de rembourser 100 $ aux deux commerces victimes de son stratagème.

Le juge s'est assuré qu'elle rembourse avec de véritables billets de banque.

La peine a été imposée à la suite d'une suggestion commune de Me Jean Leblanc pour Me Mélissa Gilbert qui défendait l'accusée, alors que Me Émilie Baril-Côté représentait le ministère public.

Les événements que Julie Perrier a reconnus sont survenus entre le 15 et le 20 décembre 2017.

Elle s'est présentée au dépanneur l'Escale de Sherbrooke le 15 décembre.

Elle a payé des achats qui totalisaient une petite somme avec un faux billet de 50 $.

Elle a gardé la différence qui lui a été remise en argent.

Julie Perrier a répété son stratagème au Tigre Géant de la rue du Conseil le 19 décembre.

Les caméras de surveillance l'ont cependant captée.

Le lendemain, 20 décembre, elle a été reconnue par un employé du commerce. Ce dernier a contacté les policiers qui ont procédé à son arrestation. Elle tenait alors deux faux billets de 20 $.

Elle a verbalisé ses torts aux policiers.

Julie Perrier a affirmé qu'elle ne faisait pas partie d'un réseau. Elle a expliqué que ces faux billets lui avaient été remis lors d'une vente de pneus usagés.

Au lieu d'aller remettre cet argent dans une banque ou porter plainte à la police, Julie Perrier a préféré payer des articles avec les faux billets,

« Il est plus rare que nous réalisions des saisies de faux billets en raison de la mise en circulation des billets en polymère », mentionne le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.