Le marché de l’essence continue sa transformation dans la région de Sherbrooke. Le garage Service autogarde MP, qui vendait l’essence sous la bannière Shell sur Galt Ouest, a fermé ses pompes.

Des points de vente d’essence continuent de disparaître

Le marché de l’essence continue sa transformation dans la région de Sherbrooke. Un détaillant de longue date abandonne la vendre de carburant pour se concentrer sur la mécanique.

Le garage Service autogarde MP, qui vendait l’essence sous la bannière Shell dans le secteur de de l’intersection de Galt et de l’Université, a fermé ses pompes. Le commerce a déménagé depuis lundi au 1095 rue Galt Ouest.

Selon son propriétaire, Martin Poirier, il est très difficile pour les garages offrant un service de mécanique automobile d’offrir de l’essence en même temps.

« La vente d’essence, c’est une affaire de dépanneur aujourd’hui! » lance-t-il lors d’un entretien accordé à La Tribune.

« Si je paye un employé pour faire des changements d’huile et le service de l’essence, il est toujours dérangé. Si j’ai un employé juste pour l’essence, ce n’est pas assez occupé. Ça ne paye pas un salaire. Ce n’est donc pas payant. »

La station-service du 1945 de la rue Galt Ouest a cessé ses activités lundi. Le bâtiment, que louait M. Poirier, a été placardé et les pompes ont disparu. 

Le voisinage a complètement changé d’allure, dit-il. Il y avait jadis quatre points de vente de carburant au coin de la rue Galt Ouest et du boulevard de l’Université. La dynamique des dépanneurs vendant de l’essence est bien différente de celle des garages de mécanique, ajoute-t-il. 

« La plupart du temps, c’est libre-service. Les gens prennent de l’essence et payent à la caissière à l’intérieur. Elle est là pour ça et pour les achats de chips, de lait, de bière, etc. Il y a aussi des Tim Hortons des fois. Ça attire le monde. » 

« Des garages qui vendent de l’essence, il n’en reste pas beaucoup. »

Marché en bouleversement

Ce changement survient quelques semaines après l’ouverture des pompes de Costco sur le plateau Saint-Joseph. Selon M. Poirier, l’engouement pour l’essence réputée moins chère du géant du commerce au détail risque de s’estomper. 

« À 4 ¢ de moins du litre ça peut paraître quand tu as un gros F-150 ou une grosse voiture, mais ça paraît moins quand tu conduis un véhicule plus petit. Ça ne donne rien de faire le tour de la ville pour te rendre au Costco », analyse-t-il.

« À moyen et long terme, ça va se replacer. »

Un autre propriétaire d’un garage offrant la réparation mécanique et la vente de carburant de la région songe aussi à imiter M. Poirier. Le garagiste, joint par La Tribune, n’a pas voulu commenter davantage. Mais, dit-il sans vouloir être nommé, le marché est en grand bouleversement actuellement à Sherbrooke en raison, entre autres, de l’arrivée d’un point de vente de Costco. 

Les changements ne se limitent pas seulement à Sherbrooke. Ailleurs en Estrie, des pompes pourraient disparaître notamment à Saint-François-Xavier-de-Brompton. La direction du Dépanneur Renald Morin annonce la fermeture de son commerce après 40 ans d’exploitation. 

Le dépanneur, qui offre le service d’essence, fermera à la fin du mois.