La circulation aux abords du Collège du Mont-Sainte-Anne inquiète l’établissement et les parents.

Des parents exigent un trottoir près du Mont-Sainte-Anne

Le Collège du Mont-Sainte-Anne et des parents de l’établissement réclament un trottoir entre l’institution et l’Université de Sherbrooke, un trajet qu’effectuent plusieurs élèves pour se rendre au terminal d’autobus sur le chemin Sainte-Catherine. Un parent a lancé une pétition afin que la Ville de Sherbrooke rende le secteur plus sécuritaire.

« C’est extrêmement dangereux. On a des photos et des vidéos, c’est extrêmement périlleux : il n’y a pas beaucoup d’espace entre les voitures et les élèves. Parfois, les charrues vont les frôler... Ça fait plusieurs années que l’on dit : est-ce que vous attendez qu’il y ait un accident tragique pour prioriser ce tronçon-là, parce que c’est sérieux. On est chanceux, ce n’est jamais arrivé, mais on ne voudrait pas que ça se produise non plus », commente la directrice du Collège Mont Sainte-Anne, Nathalie Marceau,

Le collège organise une navette pour les élèves qui se rendent au terminus d’autobus de la Société de transport de Sherbrooke (STS) à 8 h 35 et à 15 h 50, mais en dehors de ces périodes, les élèves doivent marcher pour s’y rendre. Les étudiants de l’École de musique de l’UdeS, dont les locaux sont actuellement en rénovation, ont été relocalisés au collège et se déplacent eux aussi entre les deux établissements.

La pétition réclame un trottoir, la diminution de la limite de vitesse de même que l’aménagement d’un sentier sécuritaire et déneigé.

« Ça fait plusieurs démarches que l’on fait auprès de la Ville de Sherbrooke », indique Mme Marceau en indiquant que des démarches avaient notamment été faites auprès de l’ancien conseiller municipal Jean-François Rouleau. La problématique semble s’être accentuée avec le développement de l’autoroute dans ce secteur, les gens arrivant à grande vitesse. « On ralentit à l’université, mais dans notre secteur, c’est 70 km/h », note Mme Marceau.

Le problème touche les élèves du Collège et les étudiants de l’UdeS, mais aussi les citoyens et les piétons du secteur. En dehors de la période hivernale, les élèves ont accès à un sentier dans un boisé, mais celui-ci n’est pas déneigé en hiver.

Au 56e rang

À la Ville de Sherbrooke, on indique que ce trottoir figure dans son plan de transport actif et il « fait partie des 63 km de trottoirs identifiés comme étant nécessaires sur le territoire sherbrookois ». Celui entre le Collège et l’UdeS figure au 56e rang sur un total de 124 tronçons identifiés. Le classement est basé selon différents critères, dont le nombre de piétons, leur vulnérabilité et la sécurité aux abords du tronçon étudié. En fonction notamment des « disponibilités budgétaires », la Ville réussit « à construire un peu plus de 2 km de nouveaux trottoirs par année », soit entre 6 et 8 annuellement.

Ces arguments avaient déjà été évoqués à la direction. « On ne perd pas espoir, on se dit que les nouveaux administrateurs de la Ville vont peut-être être sensibles à la demande, que la reformuler va nous permettre d’être entendus et faire changer l’ordre de priorité... », note Mme Marceau. L’établissement privé accueille environ 260 élèves. En fin de journée jeudi, la pétition en ligne comptait quelque 365 noms.