Des panneaux à messages variables ont été installés dans 22 abribus et aux trois stations principales, soit la station du Cégep (notre photo), le Carrefour de l’Estrie et l’Université de Sherbrooke.
Des panneaux à messages variables ont été installés dans 22 abribus et aux trois stations principales, soit la station du Cégep (notre photo), le Carrefour de l’Estrie et l’Université de Sherbrooke.

Des panneaux pour suivre les autobus en temps réel

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Les arrêts d’autobus les plus achalandés de la ville de Sherbrooke sont désormais munis de panneaux à messages variables qui permettent d’indiquer l’heure de passage des prochains véhicules. En tout, ce sont 25 panneaux qui ont été installés sur le territoire desservi par la Société de transport de Sherbrooke (STS), dont trois à l’intérieur, soit aux stations du Cégep de Sherbrooke, de l’Université de Sherbrooke et du Carrefour de l’Estrie.

« Ça vient en lien avec le système d’information aux voyageurs mis en place avec l’application Transit. Cette application permet maintenant de savoir la charge à bord, soit petite, moyenne ou grande, à savoir s’il y a un achalandage important. Pour les gens qui s’inquiètent de prendre le transport en commun parce qu’il y aura beaucoup de monde, nous avons des capteurs à bord capables de nous dire la charge », explique le président de la STS, Marc Denault. 

Les panneaux à messages variables donnent en temps réel la durée d’attente avant l’arrivée du prochain autobus. Cette information est mise à jour toutes les 45 secondes. « C’était planifié pour le printemps, mais le retard est un dommage collatéral de la COVID. C’est prêt pour la rentrée scolaire », ajoute M. Denault. Même si 80 % des usagers disposent désormais d’un téléphone intelligent, ces panneaux permettront de diffuser de l’information à l’ensemble de la clientèle. 

Le réseau compte 200 abribus et 1500 arrêts. « C’est un premier pas intéressant. C’est tout près de 10 % de notre parc qui est desservi. Grâce à l’appui du gouvernement du Québec et du fédéral, c’est subventionné à près de 85 %. » Le coût total du projet est de 420 000 $.

Aucun plan précis n’est encore élaboré pour ajouter d’autres panneaux à messages variables. « On fera une analyse par nos services et notre conseil d’administration. Nous regarderons l’an prochain comment nous pouvons faire pour ajouter d’autres panneaux. Nous verrons aussi la satisfaction des usagers. »

Les panneaux sont alimentés par des GPS qui se trouvent à l’intérieur des autobus. 

COVID

Le déploiement de protections pour les chauffeurs de la STS est par ailleurs terminé, si bien qu’il est maintenant possible de monter à bord des autobus par l’avant. L’achalandage a aussi repris par rapport aux derniers mois et atteindrait 80 % du nombre de transports observés pour la même période l’an dernier. « C’est bon signe. Nous vivrons une première rentrée avec la COVID. Nous serons sur le terrain pour moduler et adapter les services. »

Rappelons aussi que la pandémie a précipité la fin des transferts papier et qu’il faut désormais posséder une carte à puce Pratico ou Vermeilleuse pour disposer de 90 minutes pour tout changement d’autobus. « Il y a encore de l’éducation à faire et nous invitons les usagers à se présenter chez Limocar ou au Service à la clientèle pour obtenir gratuitement la carte Pratico. Le retrait de la correspondance va avec les recommandations de la Santé publique. »

Les incidents sont peu nombreux concernant les correspondances, rapporte le directeur général Patrick Dobson. « On s’attendait à ce qu’il y ait quelques mécontents, mais il n’y a rien de majeur. »

Quant à l’obligation du port du masque, M. Dobson ne déplore pas beaucoup d’événements malencontreux. « Le rôle du chauffeur est d’aviser le client et si celui-ci refuse de collaborer, notre employé appelle un superviseur. Le chauffeur n’est pas là pour sortir le client de l’autobus. Il n’y a pas plus d’appels aux superviseurs que dans le passé. »

Selon Marc Denault, aucun cas de COVID n’a été rapporté parmi les employés.