Des intervenants scolaire en aide à la DPJ

Une trentaine d’intervenants du milieu scolaire ont répondu présents pour prêter main-forte à leurs collègues de la direction de la protection de la jeunesse de l’Estrie qui sont débordés.

Des psychologues, techniciens en éducation spécialisée et psychoéducateurs des Commissions scolaires Val-des-Cerfs, de la Région-de-Sherbrooke, des Sommets et des Hauts-Cantons travailleront à réduire la liste de 540 dossiers en attente d’évaluation et d’orientation en Estrie.

L’objectif est de réduire cette liste à 100 dossiers au 30 juin prochain.

« Il faut que la liste soit réduite en bas de 100 dossiers. Nous avions une préoccupation importante pour les familles vulnérables en cette période de pandémie. C’est une inquiétude que partageait le réseau scolaire, alors ils ont accepté de venir nous prêter main-forte », explique la directrice de la protection de la jeunesse en Estrie, Johanne Fleurant.

Ces intervenants s’occuperont de dossiers à l’étape qui suit la réception et le traitement des signalements. Ils pourront offrir un soutien aux enfants et à leur famille et être présents jusqu’à l’orientation du dossier.

« Nous avons revu certaines façons de faire pour répondre aux exigences de la loi sur la protection de la jeunesse. Nous avons pu ainsi intégrer ces intervenants qui sont une véritable richesse pour nous aider à réduire ces listes d’attente et pour aider les enfants et leurs familles. Il faut rappeler que nous étions en pénurie de main-d’œuvre, alors ce coup de main est bienvenu. Ils ont reçu des formations afin de pouvoir nous aider concrètement », mentionne Mme Fleurant.

Johanne Fleurant

La directrice de la protection de la jeunesse en Estrie mentionne que les façons de faire pour traiter les signalements devront être revues étant donné que cette aide est ponctuelle.

« Nous avions une liste d’attente exceptionnellement importante et c’était inacceptable », mentionne Mme Fleurant.

Présentement, 53 dossiers se trouvent à la première étape du traitement des signalements.

« C’est très bas parce que nous savons que ça ne correspond pas à la réalité étant donné que les enfants ne sont plus dans les écoles ou les services de garde », signale Mme Fleurant.

Un total de 86 dossiers se trouvent en attente de l’application de mesures de la part de la DPJ.

« Ce sont des enfants en besoin de protection alors il est essentiel d’agir rapidement », mentionne Johanne Fleurant.

Même si ce n’était pas l’objectif, cette collaboration ponctuelle d’intervenants du réseau de l’éducation aura un impact positif sur ces partenaires de la DPJ. Si elle n’est pas unique au Québec, Johanne Fleurant croit que cette collaboration avec le réseau scolaire est rare. 

« C’est un pas de géant qui va être accompli dans la compréhension du rôle de chacun. Ils vont mieux comprendre le travail en protection de la jeunesse et nous aurons une meilleure connaissance de leur réalité en milieu scolaire », indique Johanne Fleurant.