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Des festivals ayant l'environnement à cœur
Les organisateurs profitent des festivités pour sensibiliser différents acteurs sur leur empreinte écologique. Le FTMS a fait une pierre deux coups en implantant des fontaines d’eau, une nouveauté de l’édition 2019.

Le FTMS retire les bouteilles d’eau

Pour l’édition 2019, le Festival des traditions du monde de Sherbrooke retire complètement les bouteilles d’eau de plastique.

Les organisateurs profitent des festivités pour sensibiliser différents acteurs sur leur empreinte écologique. Le FTMS a fait une pierre deux coups en implantant des fontaines d’eau, une nouveauté de l’édition 2019. 

Malika Bajjaje souligne que l’élimination de la vente de bouteilles d’eau est un risque à prendre, puisqu’elles sont la source d’un rendement de 12 000 $ à elles seules. 

« BRP a accepté de nous financer pour que nous puissions retirer les bouteilles d’eau de notre événement », dit-elle. 

Non seulement il y aura quatre stations d’eau, mais elles vont être façonnées, à l’aide d’un architecte, de façon à sensibiliser les gens. En guise d’exemple, une vague sera bâtie près d’une station pour sensibiliser les gens aux océans pollués de plastique.

Pauline Larouche, directrice générale de Sherbrooke t’en bouche un coin (STEBUC), fait de la sensibilisation une priorité lors de son événement gastronomique. 

« La difficulté, comme pour tous les événements, c’est d’essayer de sensibiliser le plus de gens possible en rapport à l’événement : les exposants, les fournisseurs, les partenaires, les commanditaires et notre personnel. Nous insistons auprès des exposants à utiliser des la vaisselle compostable », affirme Mme Larouche. 

Être vert, antonyme de rentable? 

Qui dit installation de fontaines d’eau et virage écologique dit réduction de vente de bouteilles d’eau et autres marchandises. Toutefois, selon la coordonnatrice de Festival et événements verts de l’Estrie (FEVE), Sophie Valence-Doucet, ce profit perdu peut être facilement récupéré avec la vente ou la location de verres réutilisables. 

De plus, l’engagement dans un virage environnemental rend les organisations admissibles à des subventions de la Ville ou du gouvernement. Les commanditaires, eux, sont beaucoup plus enclins à vouloir investir dans les festivals qui prônent le respect de l’environnement, selon elle.

« On remarque que c’est quelque chose d’exigé par les participants, d’être dans un événement écoresponsable. Les bouteilles d’eau, les pailles et les sacs à usage unique sont des choses que les festivaliers ne veulent plus voir dans les événements ou même dans les commerces », souligne Mme Valence-Doucet.

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12 sacs de poubelles... pour 2000 festivaliers

Bien que l’écoresponsabilité soit haute sur la liste de priorités des organisateurs du ShazamFest depuis belle lurette, ces derniers ont poursuivi leurs initiatives vertes avec encore plus de ferveur cette année. 

« On est vert depuis nos débuts, ç’a toujours fait partie de nos priorités, explique Alex Nitsiou, responsable des communications pour le festival néo-vaudeville qui se déroule à Barnston-Ouest. Toutes les scènes et les structures ont été construites à la main, la totalité d’entre elles avec des matériaux recyclés ou des arbres que l’on a trouvés dans la forêt. »

Les organisateurs font tout en leur possible pour limiter la quantité de déchets produite par la tenue du festival. Les participants sont invités à ne pas amener d’articles en plastique à usage unique et des stations pour faire de la vaisselle sont présentes sur le site. 

« Après avoir procédé au tri à la fin du festival, on a constaté que nos 2000 participants ont produit que 12 sacs de poubelles de déchets l’an dernier, c’est exceptionnel. On a mis des tasses compostables à leur disposition et pour la première fois, on a produit des gobelets en acier inoxydable ShazamFest, que les festivaliers ont pu remplir gratuitement d’eau de source tout au long de la fin de semaine. Ça nous tient vraiment à cœur. » Maxence Dauphinais-Pelletier