Les élus et les candidats à la mairie se sont pour la plupart dits surpris de la réflexion de Jean Perrault au sujet d'un possible retour en politique.

Des élus et candidats surpris par la réflexion de Jean Perrault

Les élus et les candidats à la mairie se sont pour la plupart dits surpris de la réflexion de Jean Perrault au sujet d'un possible retour en politique. Plusieurs ont même avoué ne pas croire à un retour de celui qui a été maire de Sherbrooke pendant 15 ans.
Le maire sortant, Bernard Sévigny s'est limité à dire qu'il ne commente pas les rumeurs. « Ça fait déjà quelques mois que des noms circulent. Je ne commente pas les intentions. Je commenterai le jour où il y aura une annonce. La chaise ne m'appartient pas. Elle appartient à la population, qui décidera à qui elle veut la confier. Tant mieux si elle est convoitée. C'est ce qu'on appelle la démocratie. »
Candidate pour le parti Sherbrooke Citoyen, Hélène Pigot estime que tous les candidats sont les bienvenus dans une démocratie. « Je suis un peu étonnée de cette volonté de revenir en arrière. Je croyais que les Sherbrookois avaient envie de nouveauté. En même temps, je suis un peu inquiète parce que M. Perrault est le père de la loi 122, qui implique l'abolition des référendums citoyens et une hausse des plafonds des appels d'offres. Pour les citoyens, c'est une mauvaise nouvelle. Je suis la candidate qui s'engage dans des actions progressistes. C'est clair pour moi qu'il doit y avoir des appels d'offres pour les contrats de plus de 25 000 $. »
Steve Lussier, candidat indépendant à la mairie, préfère ne pas se prononcer sur la pertinence d'un retour en politique pour Jean Perrault. « On voit qu'il y a un besoin fort de changement. À la place de M. Sévigny, je serais gêné de voir qu'un ancien maire veut revenir. Quand tu vois que les choses se sont mal passées, tu veux revenir pour rebrasser les choses. Mais il faut peut-être laisser la place au nouveau monde, aux nouvelles idées. »
Annie Godbout, aussi pressentie pour la mairie, estime que Jean Perrault teste la population avec cette sortie publique. « C'est un homme de terrain, qui est encore très présent, très influent. Je ne suis pas complètement surprise. Je ne cacherai pas que le nombre de candidats à la mairie fait partie de ma réflexion, mais je pense aussi à ma vie professionnelle. Je prendrai une décision en fonction de mes choix et de ma vie professionnelle. »
« Je suis extrêmement surpris de ça, a réagi Serge Paquin. J'ai de la difficulté à croire qu'il envisage ça sérieusement. Nous sommes en démocratie. Si c'est le choix de M. Perrault, la population fera ses choix. Pour moi, ça demeure quelque chose d'hypothétique. »
Danielle Berthold ne croit pas vraiment au retour de Jean Perrault. « Pour un homme de son envergure et de sa trempe, qui a pris le temps de bien organiser sa sortie, qui a eu tous les honneurs, j'aurais de la difficulté à comprendre pourquoi il voudrait reprendre le collier politique alors que la Ville de Sherbrooke va très bien. Ça me surprendrait beaucoup, mais on peut se tromper. La vie municipale a changé beaucoup en huit ans. Sa candidature n'est pas moins bonne que celle de M. Lussier ou Mme Pigot. »
Pierre Tardif, qui offre un appui moral à Steve Lussier, est aussi resté très surpris. « S'il en parle, c'est qu'il y pense, sinon il aurait dit qu'il n'était pas intéressé. Je l'ai vu il y a trois semaines et il ne m'a jamais laissé entendre qu'il songeait à un retour. Mais s'il est sur les rangs, ça peut faire des débats intéressants. Pour le moment, nous n'entendons pas beaucoup les autres candidats à la mairie. C'est important qu'ils prennent le crachoir et qu'ils prennent position. »
M. Tardif dit avoir participé à une activité publique mercredi midi. « J'avais beaucoup de questions à propos de M. Perrault. Les opinions étaient divisées, mais la majorité trouvait intéressant qu'il se passe quelque chose. »