La construction de la piste de vélo de montagne pour le « flow ride/free ride » au mont Bellevue continue d'alimenter les malaises autour de la table du conseil municipal.

Des consultations demandées pour le vélo au mont Bellevue

La construction de la piste de vélo de montagne pour le « flow ride/free ride » au mont Bellevue continue d'alimenter les malaises autour de la table du conseil municipal. Certains élus déplorent que le projet soit imposé au nouveau gestionnaire de la montagne, le Regroupement du parc du mont Bellevue, qui sera complètement responsable dans les prochains mois.
Initialement, c'est une piste de patinage de descente extrême qui était envisagée au mont Bellevue. Pour exploiter davantage les infrastructures à construire et pour qu'elles soient utilisées pendant les quatre saisons, le volet du vélo de montagne a été ajouté. Avec l'annulation de la Coupe Riders cet automne, la piste de patinage de descente a été abandonnée. Un budget de 175 000 $ a tout de même été adopté en décembre pour la piste de vélo, qui devrait voir le jour sur l'actuelle piste 3.
Lundi, Destination Sherbrooke proposait de transférer 57 000 $ de ses budgets pour ajouter à la contribution de la Ville. « La partie majeure sur le plan touristique était le patinage, mais on reconnaissait quand même une valeur touristique pour le vélo de montagne », explique le directeur général de Destination Sherbrooke, Denis Bernier.
Le conseiller Jean-François Rouleau a rappelé son opposition au projet. « Je trouve que c'est prématuré. C'est disproportionné comme investissement par rapport au reste de la montagne. Est-ce qu'on peut laisser le temps à nos services de faire le tour de l'ensemble de la montagne? C'est une erreur d'investir sans une consultation auprès du Regroupement du parc du mont Bellevue et des citoyens. Je répète que les gens qui font du tir à l'arc et du ski de fond n'ont pas d'aménagements. Le chalet n'est plus en état. »
« J'étais sous l'impression au budget qu'on reverrait le plan directeur [du mont Bellevue] et qu'on aurait une consultation avant d'aller de l'avant avec ce projet », a commenté Annie Godbout.
Encore à la planche à dessin
« Ce qu'on a dit c'est que lorsque le Regroupement du parc du mont Bellevue sera pleinement opérationnel, on va présenter le plan directeur à la population et aux organismes pour le bonifier. Mais nous sommes encore à l'étape de la planche à dessin. Les deux étapes ne sont pas en contradiction, on avance les deux dossiers de front. Dans le processus, les utilisateurs de la montagne seront impliqués », a réagi Vincent Boutin, président du comité du sport et du plein air.
« J'aurais préféré que les deux dossiers se fassent un après l'autre pour donner du sens à tout ça », a ajouté Mme Godbout.
« Ne devrions-nous pas inscrire dans la résolution que la Ville accorde le budget si le conseil d'administration du mont Bellevue décide d'aller de l'avant avec le projet? » a suggéré Marc Denault.
C'est un peu dans le même sens que Nicole Bergeron a déploré qu'on propose une consultation après que la décision de la Ville eut été prise.
« Pour moi le consensus est clair : on fait la piste de vélo, ce qui n'empêche pas d'être à l'écoute des acteurs qui s'activent au mont Bellevue. Il y a des limites à refaire cinq fois le même débat », s'est impatienté Serge Paquin.
« Le Regroupement fait partie des discussions depuis le début pour amoindrir les impacts sur les skieurs. La consultation publique sera faite en avril ou en mai. Je ne pense pas que nous referons une grande planification stratégique sur l'avenir du mont Bellevue. Rien n'empêche de bonifier. S'il y a des bonnes idées, on va les prendre », a repris Vincent Boutin, expliquant que 15 000 utilisateurs se rendent au mont Bellevue pour le vélo de montagne chaque année.
M. Boutin proposera un récapitulatif lundi au conseil municipal. « J'ai saisi la sensibilité de mes collègues. Nos services travaillent sur d'autres projets pour le mont Bellevue », mentionne-t-il, laissant entendre qu'ils pourraient répondre aux préoccupations soulevées par certains collègues.