Des cas d'oreillons chez des employés du CIUSSS-CHUS

Des cas d'oreillons chez des travailleurs de la santé de l'Hôpital Fleurimont et de l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke sont confirmés par la Direction de santé publique de l'Estrie.
Dre Mélissa Généreux
Les cas déclarés, quatre confirmés et un probable, ont tous été enquêtés et il n'y a pas d'évidence de transmission de la maladie chez des patients pour le moment. Des mesures de contrôle ont immédiatement été mises en place afin de limiter la propagation de l'infection.
Les oreillons sont une maladie contagieuse à déclaration obligatoire qui se manifeste par de la fièvre et une enflure des glandes parotides situées en avant des oreilles. La maladie se résout généralement par elle-même en trois à dix jours, mais les complications sont relativement fréquentes.
Les usagers qui ont circulé entre le 1er et le 13 décembre dans les secteurs (hôpital Fleurimont, chirurgie, radiologie, urgence, soins intensifs et Clinique de médecine foetale et maternelle et hôpital Hôtel-Dieu, en chirurgie) sont invités à surveiller l'apparition de symptômes et à consulter un médecin au besoin.
Les personnes présentant des symptômes sont invitées à porter un masque lors d'une visite chez leur médecin ou dans tout autre milieu de soins. La période de contagiosité s'étend de deux jours avant et jusqu'à cinq jours après le début des symptômes, souligne un communiqué de presse.
Selon la Direction de santé publique, les cinq travailleurs ont été retirés du milieu de travail et le port du masque leur a été recommandé jusqu'à la fin de leur période de contagiosité. Le personnel et les médecins ayant été en contact étroit avec ces travailleurs ont été avisés de se retirer immédiatement du travail si des symptômes compatibles avec les oreillons apparaissaient.
De plus, les autres travailleurs qui auraient pu être en contact avec les personnes infectées ont été avisés de surveiller leurs symptômes et de consulter un médecin s'ils en développent. Il a été recommandé à toutes ces personnes de faire la vérification de leur statut vaccinal et de le mettre à jour au besoin.
La maladie se résout par elle-même en trois à dix jours, sans traitement, mentionnent les autorités. Elle se transmet par contact avec les sécrétions respiratoires ou la salive. Les symptômes apparaissent entre 12 et 25 jours.
« Les complications possibles des oreillons sont relativement fréquentes, mais les séquelles permanentes s'avèrent rares », déclare Dre Mélissa Généreux, directrice de santé publique en Estrie.
Dans la plupart des cas, cette maladie ne cause pas de problème de santé majeur. Par contre, certaines complications peuvent arriver dont la méningite (10 %), une inflammation des testicules (20 à 30 % chez les hommes pubères) ou des ovaires (5 % chez les femmes pubères). Plus rarement, les oreillons provoquent une pancréatite (2 à 5 % des cas), une encéphalite (1 à 2 cas sur 10 000), la surdité (1 cas sur 20 000), de l'arthrite ou une inflammation de la glande thyroïde. La maladie peut entraîner une fausse couche chez les femmes enceintes au premier trimestre.
Les oreillons sont présents partout dans le monde et des éclosions continuent d'être enregistrées. Cette maladie est plutôt rare au Québec depuis la vaccination, car la dernière éclosion remonte en 2010 avec 674 cas confirmés.
Prévenir les oreillons
Les personnes nées avant 1970 sont immunisées contre cette maladie. Pour les personnes nées après 1970, il est possible de prévenir cette maladie grâce à la vaccination.
Au Québec, le programme de vaccination gratuit comprend deux doses de vaccin contre les oreillons, dans le même vaccin que celui contre la rougeole et la rubéole. Avant 1996, une seule dose était administrée. Une personne ayant reçu au moins une dose est considérée comme ayant une vaccination adéquate.