La Ville de Sherbrooke avait octroyé le contrat de 2 122 000 $ le 5 mars et savait qu’il y avait « des défis à relever pour l’occupation de l’espace dans la salle mécanique existante avec le choix d’un réfrigérant avec un gaz au CO2».

Dépassement de coûts au centre Julien-Ducharme

Les travaux pour le remplacement du réfrigérant, de l’éclairage et des bandes de patinoire au centre Julien-Ducharme coûteront plus cher que prévu. Un budget additionnel de 155 000 $ a été approuvé au conseil municipal mardi.

Selon le sommaire décisionnel rendu public, la Ville avait octroyé le contrat de 2 122 000 $ le 5 mars et savait qu’il y avait « des défis à relever pour l’occupation de l’espace dans la salle mécanique existante avec le choix d’un réfrigérant avec un gaz au CO2». C’est le confinement dans cette salle et les conditions du chantier qui ont entraîné des frais supplémentaires pouvant totaliser 270 000 $, soit 12,7 % du contrat.

« Quand on ouvre un mur, on peut toujours avoir des surprises », illustre le président du comité du sport et du plein air, Vincent Boutin.

Les obstacles rencontrés concernent entre autres les modifications importantes de la structure du bâtiment pour l’installation du système de refrigération. Les informations techniques de ces modifications n’ont été transmises qu’après la commande de l’entrepreneur chez le manufacturier. On mentionne aussi l’ajout d’une porte de garage, la mise aux normes de la résistance au feu entre la salle mécanique et les locaux adjacents et la modification à la structure de suspension des nouveaux luminaires de la patinoire.

M. Boutin se réjouit toutefois que la Ville a déposé deux demandes d’aide pouvant totaliser 99 500 $. « Ça nous permettra de ne prendre que 55 000 $ dans le fonds de roulement. »

Pour le moment, les modalités de remboursement s’échelonnent toutefois sur cinq ans, à raison de 31 000 $ par année.

Le centre Julien-Ducharme devrait rouvrir au plus tard le 1er octobre.

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Les avis publics devraient-ils rester dans les journaux ?

Le citoyen Pascal Cyr a une fois de plus invité les élus municipaux à continuer la publication des avis publics dans les journaux. Celui qui était candidat dans le district de Desranleau aux dernières élections avait d’ailleurs promis, l’an dernier, de poursuivre ce type de publication.

« À la fin de la campagne électorale, j’ai envoyé un message à M. Lussier afin de lui signifier à quel point La Tribune est importante dans notre milieu. Parce que La Tribune est un moteur social et économique dont la communauté sherbrookoise ne pourrait se passer. Ce qui me préoccupait, c’était la fin des avis publics de la Ville diffusés dans La Tribune. Si ma mémoire est bonne, ça représente environ 100 000 $ par année. Évidemment, 100 000 $ pour la Ville, quand on voit l’argent qui est dépensé, ce n’est pas grand-chose. Sauf que pour un journal comme La Tribune, [...] c’est quand même beaucoup d’argent », a lancé M. Cyr.

« Le maire m’avait dit dans une discussion au téléphone qu’il maintiendrait les avis publics. [...] J’aimerais savoir si c’est vrai que c’est dans les cartons de retirer les avis publics de La Tribune. » 

La présidente du conseil, Nicole Bergeron, mentionne que les élus doivent en discuter. « S’il y avait une modification, il faudrait que le conseil municipal en soit saisi pour modifier notre règlementation. Ce n’est pas encore fait au moment on se parle. [...] Il faut rendre ça digestible. Sans jeter le bébé avec l’eau du bain, il y a peut-être moyen de s’ajuster. » 

Le maire Steve Lussier dit vouloir regarder l’évolution du marché. « Est-ce qu’il y a encore beaucoup de gens qui regardent ça? Je crois que oui, mais il faut se pencher sur la question. On étudie pour les prochaines années d’avoir d’autres façons de faire. »