Démission en bloc au syndicat des chauffeurs de la STS

L’exécutif syndical des chauffeurs de la Société de transport de Sherbrooke a démissionné en bloc la semaine dernière. Les quatre représentants syndicaux ont acheminé une lettre au conseil d’administration mercredi pour signaler leur intention. Les relations entre les employés et des difficultés dans la perception des paiements, à l’intérieur des autobus, seraient notamment en cause.

C’est le conseiller syndical du Syndicat canadien de la fonction publique Alain Savignac qui assure l’intérim. « C’est beaucoup une question de relations à l’interne. Les deux dernières années ont été prenantes en raison des négociations. C’est plate parce que j’avais de bons représentants, mais je respecte leur décision », dit-il.  

M. Savignac cite notamment la fatigue psychologique pour expliquer la décision de l’exécutif syndical. Des querelles à l’interne seraient en cause. M. Savignac aurait d’ailleurs demandé au directeur des ressources humaines d’assurer un suivi. Des désaccords avec des directives de l’employeur auraient aussi pesé dans la balance.  

Le président et le vice-président sortants, Jean-Pierre Guay et André Marsan, ont refusé de commenter leur départ.

Selon ce que La Tribune a appris, des propos mesquins sur Facebook auraient poussé l’exécutif vers la sortie. Des problèmes récurrents pour la perception des droits de passage, entre autres chez les partenaires de la STS, comme à la station de l’Université de Sherbrooke, auraient aussi contribué au désarroi de certains chauffeurs. Malgré l’invalidité de certains laissez-passer, on aurait indiqué aux chauffeurs de laisser monter les passagers à bord.

Le président de la STS, Marc Denault, estime que la décision de l’exécutif syndical relève de la régie interne. « Nous l’avons appris mercredi dernier. Nous étions surpris. Nous travaillerons avec les gens qui seront élus. Nous aurons trois ans pour discuter de la prochaine convention collective. Ça nous laisse pas mal de temps. »

M. Denault ajoute que les employés sont rencontrés régulièrement pour qu’on leur communique les projets de l’entreprise et que l’employeur est très à l’écoute. Il n’a pas eu vent de problèmes de ressources humaines. 

Quant aux problèmes techniques rencontrés, le président de la STS confirme qu’ils sont bel et bien survenus. « Jusqu’à récemment, pour l’assistance technique, nous dépendions de la Société de transport de Gatineau. Nous nous sommes dit que si nous voulions développer de nouvelles façons de faire, comme la possibilité de recharger la carte Vermeilleuse de la maison, il nous fallait une ressource à l’interne. Nous avons donc engagé un nouvel employé et nous avons pris des actions pour régler les problèmes de perception. »