Délices des Nations : les employés ont été payés

Le montant de la faillite du commence Délices des Nations s'élève à plus de 900 000 $. Heureusement, malgré les difficultés financières de l'épicerie fine située sur la rue Belvédère Nord, tous les travailleurs ont pu être payés.
«Les employés ne font pas partie des créanciers», confirme Pierre Guay, syndic sherbrookois chargé du dossier.
«Mais les deux créanciers garantis, la Banque de développement du Canada et la Caisse Desjardins, ne seront pas remboursés dans la totalité de l'hypothèque qu'ils détenaient sur le commerce. Il ne devrait rien rester pour le reste des créanciers comme les fournisseurs qui ont livré de la nourriture et les autres comme les services de téléphone et d'électricité.»
Rappelons que l'entreprise s'est placée mercredi de la semaine dernière sous la Loi sur la faillite et l'insolvabilité. Elle concerne deux entités, soit la Fournée des Nations, une entreprise de fabrication d'aliments, et les Délices des Nations, commerce plus connu pour la vente de nourriture à la clientèle.
La Banque de développement du Canada avait une hypothèque sur les équipements, alors que l'implication de la Caisse Desjardins se situait au chapitre de la marchandise sèche, explique M. Guay.
Le montant de la faillite pour Délices des Nations se chiffre à 700 760 $, alors que la Fournée accusait des comptes s'élevant à 201 000 $.
Pierre Guay assure qu'on est encore loin des décisions définitives, mais il a eu vent qu'une personne souterait relancer les activités de l'entreprise connue pour vendre des aliments provenant des quatre coins du monde.
Rappelons que la première assemblée des créanciers aura lieu au début d'août.
Les créanciers garantis pourront éventuellement accepter ou refuser des offres provenant d'éventuels entrepreneurs intéressés à reprendre les installations, ajoute le syndic. La période des vacances pourrait un peu ralentir le processus.
Dans ce cas de faillite, il aurait été plus coûteux, long et complexe de maintenir en exploitation l'entreprise et ainsi préserver les emplois, même temporairement, comme on le voit souvent dans le cas des entreprises se plaçant sous La Loi sur les arrangements avec les créanciers, assure M. Guay.