La Ville de Sherbrooke éponge le déficit de 57 000 $ prévu au budget 2017 du Centre récréatif de Rock Forest. Les élus ont approuvé ce redressement au budget d'exploitation lundi au conseil municipal.

Déficit de 57 000 $ au Centre récréatif de Rock Forest

La Ville de Sherbrooke éponge le déficit de 57 000 $ prévu au budget 2017 du Centre récréatif de Rock Forest. Les élus ont approuvé ce redressement au budget d'exploitation lundi au conseil municipal.
« On a terminé la première année du nouveau modèle de gestion. On se rappelle qu'on s'est portés acquéreurs du centre l'année passée », indique le conseiller Vincent Boutin, président du comité du sport et du plein air.
« Lorsque le regroupement en place a fait le budget 2017, il y avait des imprévus que nous n'avions pas vus venir et des choses qui ont bougé moins vite que prévu. On prévoyait un déficit, alors ils sont venus nous voir pour que nous leur donnions un coup de main financier. »
Vincent Boutin mentionne que cette infrastructure est très importante pour l'ouest de la ville. Une somme de 25 700 $ est nécessaire pour l'entretien et pour répondre aux exigences légales et réglementaires. Les frais de location de la zamboni s'élèvent quant à eux à 32 000 $. « Il n'y a pas de nouvelles dépenses rattachées à ça, c'est à même les budgets pour 2017 », précise Vincent Boutin. Les états financiers de 2016 comportent quant à eux un déficit de 10 000 $.
« Nous restons compétitifs quand on regarde les autres arénas de la ville. » Ces nouvelles dépenses font grimper les frais d'exploitation pour la Ville à environ 385 000 $ si on prend comme référence les frais d'exploitation 2016. Seul l'aréna Ivan-Dugré coûte moins cher, à 358 000 $.
Rappelons que la gestion du Centre récréatif de Rock Forest a été confiée à la Corporation de développement économique, social et communautaire de Rock Forest (CDESC), une corporation composée de bénévoles.
Plusieurs facteurs expliquent les déficits encourus, notamment un entretien déficient à travers les années. « Depuis sa construction en 1972, le bâtiment n'a pas été entretenu adéquatement. Son état général le démontre », lit-on dans le sommaire décisionnel de la Ville. « Au fil des années, la CDESC a signé des contrats avec des entreprises privées qui sont avantageux pour ces entreprises, mais ne le sont pas pour le CDESC. »
On indique aussi que le budget consacré aux ressources humaines représente une situation idéale, sans roulement de personnel, de temps de formation ou d'encadrement, ce qui n'est pas le cas. « Une réorganisation du travail en fonction des besoins de l'entreprise est en cours, ce qui amène parfois du roulement des effectifs ou de l'encadrement supplémentaire pour ancrer de nouvelles méthodes de travail. »