Des hydrocarbures pétroliers en phase libre ont été observés dans une partie du site où se trouve maintenant le stationnement de l’édifice Hooper, situé au coin des rues Galt Ouest et Belvédère Sud, ce qui a nécessité des travaux de décontamination étalés sur 30 semaines cet été.

Décontamination terminée près de l’édifice Hooper

Les travaux de décontamination effectués dans le stationnement de l’édifice Hooper, situé au coin des rues Galt et Belvédère, sont terminés depuis peu. Ces travaux se sont avérés nécessaires parce que, lors de l’analyse de l’eau souterraine suivant la première phase de réhabilitation de 2004, des hydrocarbures pétroliers en phase libre ont été observés dans une partie du site.

Cette contamination en phase libre a fait l’objet de récupération et d’élimination en 2014 et 2015 à partir du terrain voisin, l’édifice abritant le Tim Horton sur la rue Belvédère.

« La décontamination initiale de ce terrain avait été effectuée par Excavation René St-Pierre inc., titulaire du plan de réhabilitation en 2004. Ces terrains ont été vendus à CFC Hooper en 2007. Pendant la réalisation du suivi de la qualité des eaux souterraines, de 2006 à 2017, il a été constaté une contamination résiduelle en hydrocarbures en excès des valeurs limites pour l’usage de ce terrain », explique Daniel Messier, porte-parole régional du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).

« Les travaux de réhabilitation qui ont eu lieu visent à éviter que la contamination en hydrocarbures dans les eaux souterraines ne migre hors du site et contamine d’autres secteurs. Le Ministère n’a toutefois aucune information indiquant une migration de la contamination jusqu’à la rivière Magog. De plus, comme le site est situé en zone urbaine avec aqueduc et égouts, il n’y a pas de prises d’eau potable dans les environs susceptibles d’être affectées par des problématiques particulières. Ainsi, il n’y a pas de danger pour les travailleurs de l’édifice Hooper ni pour la santé humaine », ajoute Daniel Messier.

Il est impossible de savoir pour le moment quels contaminants ont été retirés du sol lors de ces importants travaux qui ont été étalés sur 30 semaines ni quels ont été les taux d’hydrocarbures observés lors des analyses au cours des dernières années.

Le Groupe First Capital, qui est propriétaire du terrain et de l’immeuble, n’a pas retourné les appels de La Tribune.

Historique

Ce grand stationnement situé devant l’édifice Hooper abritait jusqu’en 2003 l’usine Unicast. Elle avait été démolie pour faire place aux espaces de stationnement actuels. L’ancienne usine Hooper avait quant à elle fait l’objet d’importants travaux pour préserver le caractère patrimonial de l’édifice. La partie qui loge maintenant le IGA Extra avait cependant dû être démolie en raison des risques d’effondrement.

Le Groupe Saint-Pierre, propriétaire du terrain à l’époque, avait fait des travaux similaires de décontamination il y a 12 ans.

La Tribune écrivait à l’époque que près de 4000 tonnes de matières dangereuses avaient été transportées dans un centre d’élimination et de gestion des résidus industriels inorganiques situé à Blainville.

Environ 1760 tonnes de terre contaminée aux hydrocarbures avaient aussi été acheminées chez Enfoui-Bec à Bécancour.