Environ 230 bénévoles étaient présents à l’entrepôt de la Fondation Rock-Guertin, dont Charles Gilbert.

De l'espoir plein les paniers

Presque dix ans après le décès de Rock Guertin, les Paniers de l’Espoir demeurent un classique du temps des fêtes. Son fils, Sylvain Guertin, est fier de ce qu’est devenue la Fondation qu’a créée son père il y a 35 ans.

« Je suis flatté pour mon père qui a amorcé cela de façon improvisée en 1982, indique M. Guertin. Aujourd’hui, 13 000 boîtes de nourritures sont livrées à 2250 familles. Non seulement je suis fier, mais je suis fier pour lui. Pendant un bon bout de temps, mon implication auprès de cette œuvre-là, je l’ai fait à la mémoire de mon père ».

Environ une décennie après le décès de Rock Guertin, l’objectif est le même : nourrir les Sherbrookois dans le besoin. « On s’est recentré sur la mission de l’aide alimentaire à Sherbrooke, explique Sylvain Guertin. On a créé plus d’événements durant l’année pour que les gens arrêtent de percevoir que Rock-Guertin est seulement les Paniers de l’Espoir ».

Les entreprises sherbrookoises sont très impliquées au sein de l’organisme. « Ce que l’on voit ici, c’est que beaucoup de compagnies s’organisent pour venir. Il y a des gens de 43 compagnies différentes. Ils prêtent leurs véhicules, ils fournissent des bénévoles et ils font des livraisons », se réjouit M. Guertin.

Le directeur général de la Fondation Rock-Guertin, Denis Fortier, avait visiblement hâte à la distribution des denrées. D’année en année, plusieurs visages reviennent dans la bâtisse située sur la rue Cherbourg. « C’est la journée qu’on attend tous depuis le début de l’année, affirme M. Fortier. Les gens veulent être bénévoles dans l’organisation. La plupart du temps, les bénévoles reviennent d’année en année ».

Sylvain Guertin, le fils de Rock Guertin, est fier du travail effectué à la Fondation depuis le décès de son père, il y a presque 10 ans.

Reprendre son souffle

De leur côté, les demandeurs de Paniers de l’Espoir sont heureux de voir arriver les camions de livraison dans leur cour. Lucie Béliveau apprécie énormément l’aide de la Fondation Rock-Guertin. « Ça fait vraiment chaud au cœur. C’est parfois difficile de rejoindre les deux bouts quand nous sommes seuls. Ça nous aide beaucoup. On ne se cache pas qu’on reçoit également de l’aide durant l’année. J’essaie d’aller piger un peu partout où les ressources sont disponibles », analyse-t-elle.
Avec les boîtes de denrées reçues, Mme Béliveau pourra accueillir sa famille. « Mes enfants vont venir de l’Alberta le 31 décembre, commente-t-elle, le sourire aux lèvres. Ça fait un an que je ne les ai pas vus. On va préparer un bon souper », continue-t-elle, l’étincelle dans les yeux.

De son côté, Michael Gagné reçoit des paniers de l’espoir depuis maintenant quatre ans. « Ça aide lorsque nous bénéficions de l’aide sociale. Ça donne un bon coup de pouce. Ce qui est intéressant, c’est qu’il y a de tout. Il y a de la nourriture, mais il y a aussi des brosses à dents, du papier de toilette et du savon pour le linge », indique-t-il.

« Recevoir cela, c’est un beau cadeau de Noël », conclut M. Gagné.