La halte des Pionniers de la rue Wellington Nord accueillera dans un an la première oeuvre d’art numérique interactive acquise par la Ville de Sherbrooke.

De l’art numérique au centre-ville

La Ville de Sherbrooke souhaite installer une œuvre d’art numérique interactive à la halte des Pionniers, adjacente au 145, rue Wellington Nord. Elle lancera un appel de propositions l’automne prochain pour inaugurer une première œuvre de ce type l’été prochain.

Le projet s’inscrit dans les démarches de revitalisation du centre-ville et dans le réaménagement du secteur Wellington Nord et Frontenac. Selon les documents rendus publics mardi dernier, il s’agirait d’une occasion « de diversifier les types d’œuvres d’art public dans la collection de la Ville, puisqu’il s’agirait de la première œuvre des nouveaux médias dans la collection ».

Sherbrooke deviendrait également l’une des premières villes de sa taille à acquérir de l’art numérique qui permettrait une interaction avec le public.

Il faut prévoir un budget de 215 750 $ pour l’achat de l’équipement nécessaire à la diffusion d’une telle œuvre, soit un projecteur, une lentille, un miroir et un boîtier. Les élus ont d’ailleurs approuvé un budget additionnel de 110 750 $ pour compléter les sommes déjà prévues cette année. Le coût de l’acquisition de l’œuvre elle-même est évalué à 79 500 $.

« Il y a un changement de paradigme puisque, si on compare à une toile, c’est le cadre qui est plus dispendieux que l’œuvre elle-même », commente le président du comité de la culture, Paul Gingues.

« Le matériel étant mobile, les prochaines œuvres pourraient être prévues sur d’autres sites », ajoute-t-il.

Déjà propriétaire du site

Le choix de la halte des Pionniers s’explique par le fait que la Ville est propriétaire du site et du bâtiment adjacent, où elle pourra installer un projecteur. D’autres sites ont effectivement été considérés, entre autres le château d’eau de la centrale Abénaquis, les chutes et les rochers des basses gorges de la rivière Magog et les châteaux d’eau de Rock Forest.

Le projet se réalisera avec la collaboration de Sporobole. Le lancement du concours est prévu l’automne prochain. Un jury devrait sélectionner trois finalistes qui seront invités à produire un prototype de leur projet. Le projet gagnant sera dévoilé en janvier 2020 pour une installation de l’œuvre en juillet de la même année.

« Les artistes vont y trouver leur compte et pourront nous épater. C’est un endroit de la Wellington qui gagne à être enchanté », conclut Paul Gingues.