Le tableau indicateur acheté lors des rénovations de 2011 doit déjà être remplacé parce que la technologie qui l’anime n’existe plus.

De grands travaux au Palais des sports

Après avoir investi près de 4,5 millions $ dans le Palais des sports en 2011 pour préparer l’arrivée du Phœnix, la Ville de Sherbrooke et ses contribuables se préparent à mettre encore la main dans leur poche. Un investissement qui dépassera facilement le million de dollars.

La liste est longue, mais la priorité de la Ville et du Phœnix demeure les bandes Flex et les baies vitrées qui visent à améliorer la sécurité des joueurs, surtout sur l’aspect des commotions cérébrales. Une exigence de la ligue, qui a imposé l’ultimatum de 2021 pour toutes les organisations du circuit.

Pourquoi 2021? Parce que le Québec affiche déjà un retard important sur l’Ontario et l’Ouest canadien en ce sens et que Gilles Courteau a confié récemment qu’il rêve d’une « super ligue » junior unique qui regrouperait les équipes d’un océan à l’autre en trois divisions, ou du moins, à plus de matchs intraligues pour commencer.

À Chicoutimi et au Centre Georges-Vézina, qui abrite les Saguenéens, le président de la Commission sports et plein air, Michel Thiffault, évalue le coût de 800 000 $ à un million de dollars pour les bandes uniquement.

« En 2011 lors des rénovations, le Palais des sports avait gardé ses vieilles bandes, informe la directrice des opérations du Phœnix, Charline Durand. Aujourd’hui, il y a beaucoup d’usures, des vis qui tombent et des trous. C’est normal. Le Palais des sports est comme une maison, on doit l’entretenir. »

Précisons que les travaux étaient subventionnés en partie par le gouvernement provincial jusqu'à concurrence de 2 M$.

Le maire Steve Lussier admet toutefois que la première amélioration pourrait être le tableau indicateur.

« Dès l’an prochain, l’écran géant sera changé », informe-t-il.

Pourtant, le Palais des sports a été doté d’un panneau indicateur de milieu de gamme évalué à environ 400 000 $ avant la saison inaugurale de 2012-2013. 

« Lorsqu’il s’agit de technologie, on est rapidement dépassés. La technologie de notre panneau n’existe tout simplement plus. Lorsqu’il y a des carreaux qui se brisent, on pige dans nos réserves, mais une fois qu’elle sera à sec on ne pourra plus en acheter, car ils ne sont plus disponibles. On garderait la base du tableau, mais on changerait les écrans. Je n’ai pas le montant précis, mais pour les quatre écrans, ça peut approcher les 250 000 $. »

La façade du Palais des sports pourrait aussi être rafraîchie et remise au goût du jour.

« Ça ne fera pas de mal! » lance Charline Durand.

Les bandes du Palais des Sports devront elles aussi être remplacées, au plus tard pour l’année 2021 selon les directives de la LHJMQ.

L’accessibilité aux personnes à mobilité réduite sera également améliorée.

« Les visiteurs ne peuvent monter nous voir dans les bureaux administratifs. L’accès en général est plutôt moyen pour elles. »

Et finalement, les concessions seront améliorées.

« Surtout pour améliorer notre offre de nourriture chaude », souligne la directrice des opérations.

« Contrairement à plusieurs autres amphithéâtres, on ne sera pas obligés de changer l’éclairage afin de répondre aux exigences de la LHJMQ, poursuit-elle. Notre éclairage est excellent, ce qui explique pourquoi plusieurs de nos matchs sont télédiffusés. »

Des inquiétudes chez les petits marchés

À Chicoutimi, Baie-Comeau ou encore en Abitibi, les organisations s’inquiètent de l’importance de ces investissements, car les rénovations risquent d’être majeures.

« Nous ne sommes pas logés à la même adresse, en effet, admet Mme Durand. Mais tout le monde doit se calmer. Il y aura un plan budgétaire. Avec la tournée du commissaire, ça peut faire peur parce que certaines organisations sont plus fragiles, mais malgré les menaces de suspension des équipes qui ne respecteront pas les exigences, il faut se rappeler que la Ligue ne fera pas sans ses clubs! »

Utile à tous

Charline Durand rappelle que le Phœnix n’est pas le seul usager du Palais des sports et que ces investissements serviront au hockey mineur et aux autres clubs sportifs qui utilisent l’édifice, comme le patinage artistique et synchronisé.

« Il y a également plusieurs événements présentés au Palais. Le tableau indicateur peut servir pour des tournois ou des spectacles. Et pour nous, il est très important afin d’offrir une belle visibilité aux commanditaires. »

« Nous serons capables d’aller chercher des subventions, mais nous ne connaissons pas encore les coûts ou la façon de diviser ces coûts, précise le maire Steve Lussier, qui se prépare à assister à la Classique hivernale de Saint-Tite dans quelques jours, et ce, dans le but d’attirer l’événement à Sherbrooke. Il faudra aussi trouver le moyen d’avoir un retour sur notre investissement. Le Phœnix a d’ailleurs la permission d’organiser une dizaine d’événements par année. »

Plus de spectacles

Ce retour sur l’investissement passe par le fait d’attirer encore plus de monde à l’intérieur du Palais. Pas seulement durant les matchs du Phœnix, mais aussi grâce à l’organisation de spectacles.

Déjà, le Phœnix annonce le retour potentiel du spectacle de la Pat Patrouille. Les organisateurs semblent bien disposés à revenir à Sherbrooke.

« Nous travaillons déjà sur quelques spectacles familiaux, mais aussi sur la présentation de différents événements sportifs », indique Charline Durand sans pouvoir en dire plus.