David Perron

David Perron veut rembourser sa victime

Accusé de vol de bétail à Cookshire-Eaton, David Perron accumule une somme d’argent pour rembourser le propriétaire des bêtes avant de régler ses comptes avec la justice.

L’individu de 36 ans était de retour devant le tribunal, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

Son avocat Me Jean Leblanc a expliqué au tribunal que David Perron pourrait plaider coupable aux accusations portées contre lui en novembre prochain.

« C’est une question de remboursement. C’est un montant substantiel qui doit être amassé. Il doit encore me remettre certaine sommes avant que nous puissions prendre position dans le dossier », explique l’avocat de la défense Me Jean Leblanc.

Une plainte pour deux veaux tués et éventrés dans un champ du chemin High Forest à Cookshire-Eaton en janvier 2016 est à l’origine de cette affaire.

C’est une canette de bière laissée dans un champ de Cookshire-Eaton où deux veaux ont été tués et éventrés qui a permis de remonter jusqu’à David Perron.

La comparaison entre l’ADN trouvé sur cette pièce à conviction abandonnée sur les lieux du crime et celui du verre d’eau dans lequel le suspect a bu lors de son interrogatoire par la Sureté du Québec a permis aux policiers de déposer un dossier complet au procureur aux poursuites criminelles et pénales.

Des accusations de vol de bétail et d’avoir tué un animal sont portées contre Perron.

La viande des bêtes, d’une valeur d’environ 1500 $ chacune, a été volée. La tête de l’une des deux bêtes a été laissée dans le champ à environ 300 pieds de l’enclos où elle a été abattue.

Le reste de la carcasse d’animal avait été emportée.

Les entrailles de l’une des deux bêtes avaient été laissées dans la neige au milieu du champ.

La canette de bière retrouvée dans le champ a été expertisée au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal. Un mandat obligeant Perron à fournir son ADN a permis de confirmer la thèse policière et de porter des accusations de vol de bétail et d’avoir tué un animal.

Des traces dans la neige, de la peau de vache collée dans la boite de la camionnette de Perron, une chaudière de forme rectangulaire comparée à des traces dans le champ sont d’autres preuves accumulées contre le suspect.

C’est Me Geneviève Crépeau qui représente le ministère public dans cette affaire.