Hélène Dauphinais
Hélène Dauphinais

Dauphinais affrontera Avard et Boileau sera candidate dans Brompton

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
L’ex-conseillère du district du Pin-Solitaire, Hélène Dauphinais, confirme qu’elle sera candidate aux élections municipales de 2021. Elle affrontera son successeur Pierre Avard, qui a déjà indiqué vouloir défendre son siège. La citoyenne Catherine Boileau, très active dans les dossiers du parc Willie-Bourassa-Auger et du Domaine de la vallée d’Orford, souhaite pour sa part décrocher un siège dans Brompton.

Rappelons que Mme Dauphinais avait retiré sa candidature au début de la dernière campagne pour des raisons de santé. « Ce n’était totalement pas mon choix de me retirer, mais j’aurais été obligée de manquer plusieurs mois de mandat, si j’avais été élue, et je n’étais pas prête à le faire. Maintenant, on peut dire que j’aimerais reprendre le collier dans mon quartier. »

C’est donc dire que Mme Dauphinais affrontera le candidat sortant Pierre Avard. « Je veux représenter les gens de mon quartier. Les gens du voisinage ont commencé à me demander si je me présentais. Pierre Avard, lui, n’habite pas le quartier. Je souhaite revenir parce que l’enjeu des finances publiques est très important et il me tient à cœur. Avec ma formation d’économiste et ma connaissance des dossiers parce que j’ai déjà siégé, sans rien enlever à M. Avard, je pense que je peux être un atout autour de la table, d’autant que je m’attends à plus d’écoute cette fois-ci. »

Hélène Dauphinais fait référence à la composition du conseil, principalement des indépendants, qui diffère de celle de l’administration précédente, où le Renouveau sherbrookois occupait la moitié des sièges. 

L’ex-conseillère pourrait-elle même convoiter la mairie? « À ce moment-ci, il faudrait des circonstances exceptionnelles pour que je choisisse d’aller à la mairie. »

Catherine Boileau

Brompton

Une autre candidate qui ne cache pas ses intentions est Catherine Boileau, cette citoyenne devenue la porte-parole du mouvement pour la protection du parc Willie-Bourassa-Auger. Impliquée au sein de Sherbrooke Citoyen, elle compte y briguer l’investiture pour le district de Brompton. La conseillère sortante, Nicole Bergeron, a déjà confirmé que son nom ne figurerait pas sur le bulletin de vote. 

« La réflexion est très présente et oui, je serai de l’investiture. La réponse des citoyens a été sans équivoque dans le combat pour le parc Willie-Bourassa-Auger et je me suis fait dire par plusieurs qu’ils me suivraient si je me présentais. »

Sherbrooke Citoyen pourrait bien avoir déniché son candidat pour le district du Lac-des-Nations également en Raïs Kibonge, arrivé 200 votes derrière Chantal L’Espérance lors des dernières élections. « Il y a eu des discussions. La réflexion avance et c’est très intéressant, mais je dois aussi considérer l’emploi que j’occupe actuellement. » M. Kibonge est attaché politique et adjoint de circonscription pour la députée Christine Labrie. 

Raïs Kibonge

La chef intérimaire de Sherbrooke Citoyen, Évelyne Beaudin, ne cache pas qu’elle serait très heureuse avec ces deux candidatures. 

« Raïs n’est pas né au Québec et il porte un vécu que moi je ne pourrai jamais connaître. Au-delà de ça, il a vraiment une capacité d’apaiser les tensions et de rassembler les gens. Nous sommes clairement rendus à avoir un élu qui n’est pas né au Québec. Il faut quelqu’un pour paver la voie. »

Arrivé lui aussi deuxième dans son district en 2017, Edwin Moreno pourrait se laisser tenter par une candidature dans Ascot. « Je n’ai pas encore pris de décision. Ça ira en 2021. Je ne suis pas intéressé à la mairie pour le moment et je dois me concentrer sur ma carrière et ma famille. »

Edwin Moreno

Christelle Lefevre, deuxième derrière Julien Lachance en 2017, réfléchit à une candidature dans Saint-Élie. « Beaucoup de gens m’en parlent. Un an d’avance, c’est un peu tôt pour décider. Il peut se passer bien des choses, mais oui, je suis en réflexion. Depuis que M. Lachance a annoncé qu’il ne revenait pas, des gens m’ont dit vouloir faire partie de mon équipe. Peu importe, je serai toujours engagée dans la communauté. Sans doute que je prendrai ma décision avant l’été. »

Éric Deslauriers, ancien candidat libéral aux élections fédérales dans Sherbrooke, réfléchit aussi à une candidature. S’il est pressenti pour le district du Lac-des-Nations, il mentionne être ouvert à représenter un autre district ou à appuyer un autre candidat. Il confirme que des discussions sont en cours et s’engage à répondre aux citoyens dans une période de 24 h s’il se porte candidat.

Enfin, Véronique Vigneault, candidate du Parti québécois en 2018, a longtemps songé à se lancer en politique municipale. « Les rumeurs sont fondées. Après la campagne provinciale, il était clair que je voulais revenir en politique. J’ai eu des conversations et il y a un an, je pensais que j’irais. Mais à ce moment-ci, c’est non. Je m’impliquerai quand même auprès de candidats intéressants. La campagne électorale a été difficile pour la famille et je ne veux pas reproduire cette expérience à court terme. »

Mme Vigneault confirme aussi avoir fait partie d’un groupe d’indépendants qui échangeaient des idées en prévision d’une future campagne. « Du groupe initial, plusieurs ont décidé de ne pas y aller. »

Véronique Vigneault