Le collectif « Ensemble avec les personnes migrantes contre le racisme » a rassemblé une vingtaine de citoyens devant le bureau de circonscription de la députée caquiste de Saint-François Geneviève Hébert, dimanche, afin de manifester notamment contre le caractère « sexiste et islamophobe » de la loi 21.

Dans la rue contre la loi 21

Une vingtaine de citoyens se sont réunis devant le bureau de circonscription de la députée caquiste de Saint-François Geneviève Hébert, dimanche, afin de protester notamment contre le caractère « sexiste et islamophobe » de la loi 21.

Cette manifestation se tenait simultanément à trois autres rassemblements dans la province, soit à Québec, Montréal et Gatineau.

« Nous sommes pour une laïcité inclusive et non discriminatoire. Cette loi s’attaque aux femmes musulmanes, une catégorie de personne qui vivent déjà des obstacles. L’invocation des clauses dérogatoires dans cette loi empêche le recours à la charte québécoise des droits et libertés, ce qui en dit beaucoup sur sa nature », indique Guillaume Manningham, porte-parole pour le collectif « Ensemble avec les personnes migrantes contre le racisme ».

À deux semaines des élections fédérales, M. Manningham fait remarquer que le sujet a été « utilisé par des partis pour obtenir du capital politique » durant la campagne, mais que « cette loi ne fait pas l’objet d’un consensus au Québec, ce n’est pas le provincial contre le fédéral. » 

La Loi sur la laïcité de l’État interdit le port de signes religieux à certains employés de l’État lorsqu’ils sont dans l’exercice de leurs fonctions, dont les policiers, les procureurs de la Couronne et les gardiens de prison, ainsi qu’aux enseignants des écoles publiques du primaire et du secondaire. 

Confrontation

Afin de rappeler « qu’il y a des citoyens qui appuient le gouvernement » dans l’instauration de la loi sur la laïcité, trois citoyens se sont également présentés sur les lieux avec des drapeaux québécois avant de confronter les manifestants. « Ce sont des exigences minimales. Dans certains pays, même musulmans, des lois sur la laïcité beaucoup plus sévères ont été votées et s’appliquent sur beaucoup plus de professions », partage Marianne Julien à titre de porte-parole du petit groupe.

À Montréal, au moins 125 personnes étaient rassemblées à la Place-Émilie-Gamelin, au centre-ville.