Un jeune homme de 23 ans de Sherbrooke évite la prison de justesse après avoir accédé à un site de pornographie juvénile par curiosité.

Courte visite sur un site de pornographie juvénile: il évite la prison

Un jeune homme de 23 ans de Sherbrooke évite la prison de justesse après avoir accédé à un site de pornographie juvénile par curiosité.

L’infraction pour laquelle il a plaidé coupable, soit d’avoir accédé à de la pornographie juvénile, est passible d’une peine minimale de six mois de prison ferme.

Son avocate Me Stéphanie Marcoux a cependant convaincu le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec d’imposer une probation de deux ans avec 240 heures de travaux communautaires.

Dans la décision rendue, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke, le juge Vanchestein explique « qu’après analyse et considération de l’ensemble des facteurs pertinents, le Tribunal conclut que dans le cas particulier de l’accusé, la peine minimale est disproportionnée ».

Le juge rappelle dans sa décision que la preuve démontre que le jeune homme a accédé une seule fois à de la pornographie juvénile pendant une période d’au plus deux minutes.

C’est à la suite d’une plainte de Pinterest au National Missing and Exploited Children concernant une image associée à de la pornographie juvénile que l’accusé de Sherbrooke a été ciblé par les autorités policières.

L’enquête a permis de remonter jusqu’au suspect qui a été arrêté en mai 2017.

« Au poste de police, l’accusé collabore et fait une déclaration incriminante relativement au fait qu’il a consulté de la pornographie juvénile par curiosité. Il reconnaît donc avoir accédé à de la pornographie juvénile. Il n’y a aucun autre élément pouvant démontrer de façon probante que l’accusé a accédé à plusieurs reprises à des sites de ce genre ou qu’il détenait du matériel de pornographie juvénile », explique le juge Vanchestein.

Dégoûté

C’est sur un forum de discussions relatif à des actes de violence qu’un lien menant à de la pornographie juvénile lui a été transmis.

« Il décide tout de même d’aller consulter ce site par curiosité puisqu’il cherchait à comprendre ce qui motive une personne adulte à être attirée sexuellement par des enfants. L’accusé confirme que ce site contenait de la pornographie juvénile », signale le juge Vanchestein dans sa décision rendue, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

Le juge note plusieurs facteurs atténuants, dont l’absence d’antécédents judiciaires.

Après avoir soupesé tous les faits de cette affaire, le tribunal croit qu’une peine de six mois de prison serait considérée « exagérément disproportionnée ».