Peu importe leur allégeance dans la course à venir, les militants et membres du Parti libéral du Québec s’entendaient tous pour dire qu’une course est une très bonne nouvelle pour le parti.

Course au PLQ: un bon brassage d'idées

Peu importe leur allégeance dans la course à venir, les militants et membres du Parti libéral du Québec s’entendaient tous pour dire qu’une course est une très bonne nouvelle pour le parti. Peu de militants s’avançaient toutefois sur leur choix pour diriger le parti.

« Ce sont deux excellentes candidatures, on va suivre leurs idées, a mentionné Annie Godbout, conseillère municipale à Sherbrooke et candidate défaite du Parti libéral du Québec dans Richmond lors des dernières élections. On veut se rapprocher des Québécois, je pense qu’il y a eu un signal clair lors des dernières élections qu’il y avait une déconnexion entre les Québécois et le parti.»

Mme Godbout salue l’arrivée d’Alexandre Cusson dans la course. Il pourrait selon elle améliorer la dynamique entre le provincial et le municipal.

« On a de grands défis à l’échelle locale et souvent on se fait imposer des normes ou programmes sans avoir été consulté », explique-t-elle.

Elle note en exemple les nouvelles normes pour les traverses piétonnières.

« C’est certain que c’est nécessaire de les améliorer, mais ça coûte 5 millions $ à la Ville pour les cinq prochaines années. Ce 5 millions $, est-ce que c’est là qu’on aurait voulu le mettre prioritairement? Il faut avoir plus d’autonomie comme ville.»

Annie Godbout assure ne pas avoir encore réfléchie à la possibilité de se représenter pour les Libéraux dans la région aux prochaines élections

Edwin Moreno, président de l’Association du Parti libéral de Richmond voit lui aussi d’un bon œil la tenue d’une course à la chefferie.

« C’est quelque chose qui va forcer le parti à bouger parce que tous les candidats vont commencer à travailler pour un candidat ou l’autre, explique-t-il. Je suis contre les élections par acclamation parce que ça ne permet pas un vrai débat. »

Alexandre Cusson devra travailler fort s’il veut avoir une chance d’être le premier ministre du Québec selon M. Moreno car l’élection est dans quelques mois et Mme Anglade se prépare depuis des mois et des années.

Edwin Moreno n’a pas voulu mentionner quel candidat il supporte en ce début de course.

« Le plus important pour moi c’est que ce soit un chef qui soit connecté avec la réalité du Québec et les citoyens, résume-t-il. Je suis fatigué de voir des politiciens qui ne sont pas proches des gens et de la communauté.»