Plusieurs sources fiables au sein du parti et du caucus ont confirmé vendredi qu’Alexandre Cusson fera l’annonce officielle de sa candidature samedi matin, à Sherbrooke, en marge du conseil général du PLQ.

Course à la chefferie : Cusson se lance samedi

Il ne fait plus de doute que le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, se lancera dans la course au leadership du Parti libéral du Québec (PLQ).

Plusieurs sources fiables au sein du parti et du caucus ont confirmé vendredi à La Presse canadienne que M. Cusson fera l’annonce officielle de sa candidature samedi matin, à Sherbrooke, en marge du conseil général du PLQ, au cours duquel démarrera officiellement la course à la succession de Philippe Couillard, plus d’un an après la défaite cuisante d’octobre 2018.

M. Cusson n’a pas voulu s’adresser aux médias vendredi. Il a promis de le faire samedi.

Durant tout le week-end consacré au conseil général, en présence de quelques centaines de militants, l’entrée en scène de M. Cusson risque d’éclipser sa seule adversaire à ce jour, la députée de Saint-Henri — Sainte-Anne, Dominique Anglade, qui, elle, a annoncé ses couleurs depuis plusieurs mois et l’a confirmé hier.

M. Cusson sera entouré de deux députées libérales, la députée de Saint-Laurent, Marwah Rizqy, et celle d’Anjou-Louis-Riel, Lise Thériault.

Depuis une semaine, M. Cusson multiplie les appels téléphoniques et les rencontres en vue d’élargir le nombre d’appuis au sein du caucus libéral.

Pour sa part, Mme Anglade a pris une longueur d’avance, ayant déjà convaincu 11 de ses collègues de l’appuyer.

Dès la semaine prochaine, l’ex-président de l’Union des municipalités, qui se présentera comme « le gars des régions », composera son équipe d’organisateurs. On sait déjà que l’ancien directeur général du parti Sylvain Langis et l’ancienne organisatrice de campagne du parti Josée Lévesque en feront partie. Leur rôle n’est pas encore défini.

Après avoir flirté pendant des mois avec l’idée de se présenter elle-même, la députée Marwah Rizqy a finalement reculé pour appuyer M. Cusson avant même que ce dernier n’annonce sa candidature.

Mais son désistement ne signifie pas qu’elle se tiendra loin de la course. Au contraire, on s’attend à ce qu’elle joue un rôle-clé dans la campagne du candidat Cusson, tant dans l’organisation que dans la préparation de son programme.

Le prochain chef du PLQ sera connu en mai.

En entrevue téléphonique, la députée Lise Thériault n’a pas caché son enthousiasme pour M. Cusson, un homme qui connaît le Québec « en profondeur », qui saura se porter à la défense des régions et qui a « le développement économique du Québec tatoué sur le cœur ».

Il va apporter « un nouveau souffle » au parti, selon elle.

Lors de la dernière élection générale, le PLQ a été pratiquement rayé de la carte, en dehors de la région de Montréal et de l’Outaouais.

Le prochain chef aura donc le mandat explicite de rendre à nouveau le PLQ attrayant en régions et davantage séduisant pour l’électorat francophone, qui s’est éloigné de lui lors des dernières élections.

Appel à l’unité

En mêlée de presse, vendredi pour ouvrir le congrès, le chef par intérim du PLQ Pierre Arcand a rappelé l’importance de ne pas créer de dissension au sein du parti durant la course à la chefferie.

« Tout le monde doit agir avec respect, rapelle-t-il. On peut avoir des débats d’idées ou des idées divergentes sans qu’il y ait des déchirements. Il faut le voir de façon positive, j’étais le premier à souhaiter une course ».

Questionné à savoir ce qu’un candidat comme Alexandre Cusson, qui vient de l’extérieur du parti, peut apporter, M. Arcand a mentionné qu’il s’agissait d’une bonne nouvelle.

« C’est toujours important pour un parti politique d’avoir des gens de la députation, mais aussi de voir que l’on peut attirer des gens de l’extérieur, résume-t-il. C’est toujours le bienvenu. »

Selon M. Arcand, au-delà de 500 personnes participeront au congrès général du parti au courant de la fin de semaine.

Beaucoup de poids pour les jeunes

Le vote pour la course à la chefferie se fera sous forme de scrutin universel selon un système de points. Tous les membres en règle pourront voter et les votes seront pondérés par circonscription du Québec et par groupe d’âge.

La personne qui aura recueilli 50 pour cent plus un du total des points obtenus pour toutes les circonscriptions sera élue à la direction. Cependant, le processus tiendra compte du fait qu’un poids de 33 et un tiers pour cent devra être accordé aux votes des membres âgés de 25 ans et moins pour chaque circonscription.

La course d’une durée maximale de sept mois culminera au Congrès à la chefferie du printemps 2020. avec Simon Roberge, la tribune