Derek Boily-Lacroix

Coupable d’une agression gratuite sur un inconnu

Derek Boily-Lacroix a reconnu, jeudi, avoir commis une agression gratuite auprès d’un autre homme qu’il ne connaissait même pas.

Devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, Boily-Lacroix a plaidé coupable à une accusation de voies de fait causant des lésions corporelles pour des événements survenus le 3 juin 2017.

Nez et dents cassées, multiples fractures au visage, mâchoire déplacée, la victime âgée de 18 ans a vécu de multiples traumatismes à la suite des deux coups de poing qui lui ont été donnés sournoisement.

« J’étais au même party que lui. On ne se connaissait même pas. Je ne lui ai jamais adressé la parole ni avant ni après les événements », explique Mathieu, la victime de cette sauvage agression.

Les événements se sont déroulés à la résidence familiale d’une amie commune qui fêtait ses 18 ans.

Tout le monde se trouvait dans la cour arrière lorsque deux groupes présents, dont ne faisait pas partie la victime, ont commencé à s’insulter.

« Je me suis approché en continuant de parler avec un ami. J’étais à l’écart de ce qui se passait. Je ne m’en mêlais pas et je n’y portais pas trop attention. À un certain moment, j’ai reçu un coup de poing au visage d’une personne qui se trouvait dans mon angle mort. Je me suis retrouvé au sol puis j’ai été traîné dans la rue. Je ne savais pas ce qui se passait », explique la victime de cette attaque.

Dans l’exposé des faits déposé au tribunal, Derek Boily-Lacroix reconnaît avoir porté deux coups de poing à la victime au niveau de la tête lui causant les lésions corporelles.

« Les faits sont conformes », a expliqué l’avocat de la défense Me Jérôme Parenteau.

La victime a été transportée par des amis à l’hôpital pour soigner ses multiples blessures à la suite des coups portés.

« Je pense souvent à cette affaire. J’ai encore des flashbacks », mentionne la victime qui se dit soulagée que le processus judiciaire connaisse bientôt son dénouement.

Un rapport présentenciel a été demandé dans le dossier concernant l’accusé de 23 ans.

Trois témoins pour la poursuite et deux témoins en défense seront entendus lors des observations sur la peine qui se dérouleront le 24 juillet.

C’est Me Marilène Laviolette qui représente le ministère public dans cette affaire.