Richard Leduc, professeur-chercheur à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université dse Sherbrooke, est titulaires d’un fonds de recherche du gouvernement du Canada pour lutter contre le coronavirus.
Richard Leduc, professeur-chercheur à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université dse Sherbrooke, est titulaires d’un fonds de recherche du gouvernement du Canada pour lutter contre le coronavirus.

Coronavirus: un scientifique de l’UdeS au front

 Un scientifique de l’Université de Sherbrooke est au front dans la lutte contre le coronavirus.

Richard Leduc, professeur-chercheur à la faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS), est l’un des titulaires des fonds de recherche annoncés récemment par le gouvernement du Canada. Il recevra 865 000 $ sur deux ans.

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L’infection par le coronavirus (COVID-19) est devenue une urgence internationale telle que déclarée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). En réponse aux efforts pour endiguer l’éclosion du nouveau coronavirus, Ottawa, par l’entremise des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), a lancé en février un concours de financement pour des projets pouvant étudier ce problème d’envergure.

« On s’intéresse au coronavirus parce qu’on s’est déjà intéressé à un autre virus, l’influenza, celui qui cause la grippe », explique M. Leduc dans une vidéo. 

« Nous nous intéressons aux protéines qui se retrouvent à la surface du coronavirus. C’est la cible de nos médicaments. » 

Patty Hajdu, ministre de la Santé du Canada, a annoncé un investissement de près de 27 millions de dollars sur deux ans dans la recherche sur le coronavirus. Les fonds investis soutiendront des équipes de recherche de partout au pays qui s’emploieront à accélérer l’élaboration, la mise à l’essai et l’application de mesures visant à limiter la propagation du coronavirus et à en atténuer les conséquences.

Le projet de l’équipe du Pr Leduc se base sur le fait que le virus ne peut se propager par lui-même, mais nécessite des éléments de la cellule hôte pour infecter la cellule, explique-t-on dans un communiqué de presse. 

Entre autres, une protéine appelée Spike (Pointe), située à la surface du virus, doit être coupée par des enzymes localisées à la surface de la cellule hôte afin que le virus puisse pénétrer dans la cellule et se multiplier. La stratégie du laboratoire se base sur des composés qui peuvent inhiber l’activité des enzymes, et donc, empêcher le virus d’entrer dans la cellule, précise-t-on.

Les virus restant à l’extérieur seront alors détruits par les cellules du système immunitaire de l’hôte.

Sébastien Dion, doctorant en pharmacologie, souligne que l’équipe s’intéresse à une famille d’enzymes impliquée dans la réplication de virus. « Nous voulons tester les molécules que nous avons déjà sous la main et qui sont capables d’empêcher l’action de ces enzymes-là. », dit-il.

« Ces molécules seront envoyées dans des laboratoires afin d’être testés et nous avons bon espoir des résultats probants. »   

Le projet de recherche du Pr Leduc est supporté par des collaborations avec le laboratoire du Pr Éric Marsault, lui aussi du Département de pharmacologie-physiologie de la FMSS, du Pr François Jean, du Département de microbiologie et immunologie de l’Université de Colombie-Britannique et avec la collaboration du Dr Gary Whittaker, professeur de virologie à l’Université Cornell aux États-Unis.