Le promoteur du Carré Belvédère construira finalement un projet résidentiel comptant environ 1900 portes.

Compromis au Carré Belvédère: moins de portes seront construites

Le promoteur du Carré Belvédère construira finalement un projet résidentiel comptant environ 1900 portes. S’il avait proposé de densifier le projet initial jusqu’à 2000 portes en construisant des bâtiments plus volumineux dans cinq zones différentes de son terrain, il opte pour un compromis. Dans la zone située près du prolongement de la rue André, il respectera ses intentions du départ, soit des bâtiments de quatre logements.

Ce changement permet d’éviter un processus référendaire puisque les zones contiguës aux changements proposés ne sont pas habitées. Des citoyens s’étaient montrés inquiets lors d’une consultation tenue le 12 décembre.

« Dans ce secteur-là, la densité qu’on souhaite est entre 15 et 40 logements par hectares et on se situe à 30 après la modification. On respecte donc le schéma d’aménagement. Il y avait des inquiétudes quant à la circulation. L’étude réalisée en 2018 par nos services démontre qu’à terme, si tout le monde prenait son automobile dans ce quartier, la rue Belvédère serait encore capable de prendre le débit véhiculaire », résume le président du comité consultatif d’urbanisme, Vincent Boutin.

Il ajoute qu’une piste cyclable traversera le projet et que les autobus de la Société de transport de Sherbrooke s’y rendront.

La conseillère Karine Godbout se dit satisfaite sur le fond. « En ce qui concerne la forme, j’exprime certains irritants au sujet du processus, notamment pour le dialogue et l’acceptabilité sociale. Toute la turbulence dans le dossier met en lumière les rapports entre les citoyens, les élus et les entrepreneurs dans le développement de nos quartiers. En particulier, ce dossier me questionne sur le rôle de la Ville pour assurer une bonne communication entre les parties prenantes. »

« Je ne renonce pas à améliorer ces processus. »

Évelyne Beaudin a inscrit sa dissidence. Elle trouve déplorable que le promoteur retire de ses modifications la seule zone qui aurait permis la tenue d’un référendum.