Claude Forgues

Claude Forgues se dit victime de la division du vote

Le candidat bloquiste Claude Forgues s’est dit victime de la division du vote souverainiste et progressiste afin d’expliquer sa défaite dans Sherbrooke.

Directeur de Centraide Estrie pendant 37 ans, Claude Forgues s’était présenté sur la scène provinciale en 2007. Le candidat péquiste avait alors mené une chaude lutte au premier ministre Jean Charest.

M. Forgues a récolté 15 465 votes (25,8 %).

Était-ce les élections de la dernière chance, lui qui n’a pas réussi à se faire élire comme député? « Je ne veux pas faire une Dominique Michel de moi-même. J’ai toujours dit que c’était mes dernières élections », a commenté M. Forgues, qui a félicité la gagnante tout en disant devoir digérer cette défaite. « La politique, c’est un sport extrême, parce que c’est nous-mêmes qu’on met en jeu. On est souvent victimes des conjonctures... »

La fin de la campagne de M. Forgues a été marquée par une controverse pour des propos racistes sur sa page Facebook, un incident qui l’a mené à présenter ses excuses. Il ne croit cependant pas que cette affaire a eu un effet sur l’issue du vote. « Je pense que la division du vote a eu plus d’effet à mon avis. »

Sévigny 4e

Pour son baptême de la politique, le candidat conservateur Dany Sévigny a récolté 6376 voix (10,7 %), pour terminer au 4e rang. « Je sors de là déçu, mais nullement amer, j’accepte la défaite avec humilité », a-t-il commenté.

« J’ai apprécié la campagne et en tant que néophyte de la politique, j’ai appris beaucoup. Je suis content de la campagne que j’ai menée. Je ne suis pas content du résultat, mais je ne suis pas le seul au Québec à ne pas l’être. C’est le verdict de la population. »

L’homme d’affaires hésitait à analyser les causes de sa défaite. « Il est évident que le spectre de la peur a fonctionné», dit-il.

«Moi je reste convaincu que les conservateurs avaient un beau programme pour la population et qu’ils pouvaient remettre le pays sur les rails. C’est anormal de faire des déficits aussi importants quand l’économie va bien. Et ce n’est pas avec une coalition libéraux-NPD que ça va changer.»

Dany Sévigny