Luc Fortin pense que le profil de M. Cusson « va rejoindre beaucoup de militants ».

Chefferie du PLQ: égalité sur la ligne de départ

Même si Dominique Anglade a plusieurs mois d’avance dans cette course à la chefferie du Parti libéral du Québec, Alexandre Cusson n’est déjà pas loin derrière estime l’ancien député libéral Luc Fortin.

«Sur la ligne de départ, les deux sont à mon sens sur un pied d’égalité en terme d’appuis à travers les régions du Québec, analyse celui qui a été ministre de la Famille. Les deux ont des équipes et des appuis respectables. Il y a une véritable course.»

Luc Fortin pense que le profil de M. Cusson « va rejoindre beaucoup de militants ». 

«Et beaucoup de militants se disent que la candidature de M. Cusson change la donne, poursuit-il. Ça amène un repositionnement.»

M. Fortin indique aussi que cette course est « nécessaire » pour l’avenir du parti.

«J’ai toujours dit qu’un couronnement aurait été désastreux pour le Parti libéral et aurait envoyé le message comme quoi il y a un désintérêt et qu’on ne croit pas vraiment en les chances de gagner en 2022. Je mets en garde le Parti libéral contre la tentation de la passivité, d’attendre que les choses se replacent et d’attendre que les gens se tannent de la CAQ. Le message a été très clair et très fort lors des dernières élections, il y a une reconnexion à faire avec les régions du Québec.»

L’identité québécoise, la langue française, la culture, l’environnement et les régions seront les principaux sujets dans les débats selon M. Fortin dans les prochains mois.

«Je m’attends à ce que les candidats à la direction aient des propositions fortes pour les régions et s’adressent aux régions. Si le PLQ souhaite avoir une chance de remporter les élections de 2022, les Libéraux devront démontrer qu’ils sont à l’écoute.»

Avec l’expérience des deux candidats, M. Fortin estime que les risques de déchirement interne sont faibles.

«Les deux candidats ont assez de maturité politique pour comprendre qu’il y a un après-leadership et qu’ils vont devoir travailler ensemble, résume-t-il. Les adversaires sont de l’autre côté de la chambre. S’ils ne comprennent pas ça, il y aura des conséquences.»