Au lendemain d'une soirée difficile sur le réseau routier, le Ville de Sherbrooke dit avoir agi le plus rapidement possible.

Chaussée glacée : la Ville estime avoir réagi rapidement

La Ville de Sherbrooke se défend d'avoir tardé à agir, mercredi soir, alors que le réseau routier sherbrookois était couvert de glace. Les déplacements étaient rendus tellement difficiles que même la Société de transport de Sherbrooke a interrompu ses activités pendant deux heures. Selon le directeur général de la Ville, Yves Vermette, la situation aurait été difficile à prévoir.
C'est que la température a chuté rapidement et que des bourrasques de neige ont provoqué la glace sur le réseau routier, dit M. Vermette. « Les bourrasques de neige sont un phénomène imprévisible. Nous suivons trois sites de radars et on ne pouvait pas les voir. À 17 h, il n'y avait rien pour nous dire qu'il y aurait des bourrasques. Le refroidissement était prévisible, mais un refroidissement sans précipitations, ce n'est pas alarmant. Ce qui était alarmant, c'est beaucoup de neige de façon subite avec des grands vents, ce qui a fait que ç'a complètement glacé la chaussée.
« Vers 17 h 30, quand on a noté les premières bourrasques, le contremaître en devoir a fait rappeler tout son monde. Nous avons sorti nos saleuses immédiatement. Nous avions 25 saleuses rapidement sur la route de telle sorte qu'à 19 h 45, nous avions déjà fini le niveau 1 (NDLR les artères). Même si nous avons répandu du sel, ça ne réagit pas immédiatement. Il faut du monde sur les routes, mais mercredi il n'y avait pas beaucoup de monde, donc il a agi plus lentement. Vers 21 h 30, tout le réseau des collectrices était fait. Je crois que nous avons réagi très rapidement. »
Il avait déjà été prévu de procéder à un épandage préventif, mais la température n'étant pas assez basse, il aurait été inutile de le faire plus tôt. « Ç'aurait été selon moi de dépenser du sel pour rien. Nous sommes très prudents quand nous dépensons de l'argent. Nous avions prévu de l'épandage préventif un peu plus tard dans la soirée. »
À première vue, le directeur général estime qu'il n'aurait pas été possible de faire mieux, mais une analyse sera tout de même menée pour déterminer si des correctifs sont nécessaires.
Au Service de transport de Sherbrooke (STS), les chauffeurs estiment que la Ville a mis trop de temps avant d'intervenir. Le président de la STS, Bruno Vachon, pense le contraire. « Nous sommes un peu les yeux et les oreilles de la voirie parce que nous parcourons des milliers de kilomètres par jour. On se rend dans les quartiers, sur les artères principales, alors peut-être qu'on voit plus rapidement certaines choses. Je pense qu'il est aussi de notre devoir d'aviser quand il y a des situations particulières qui arrivent. Certains chauffeurs ont connu des difficultés, ont communiqué avec notre superviseur pour dire que la situation était dangereuse. Rapidement, au niveau administratif, ils ont donné la commande de garder les bus aux stations d'échange et de cesser de circuler. Nous avons interrompu le service à 20 h 45. À 22 h 45, quand la situation a été rétablie, nos autobus ont repris la route. »
Bruno Vachon avance que la communication est excellente entre la Ville et la STS. Il croit que l'avis exprimé par le chauffeur André Marsan est une position personnelle plus qu'une position du syndicat.
À noter que pour aviser sa clientèle de l'interruption de services, la STS a diffusé des avis sur son site internet et dans son application mobile.
Par ailleurs, huit équipes de monteurs de ligne d'Hydro-Sherbrooke sont parties prêter main-forte à Hydro-Québec, à Valleyfield, où le verglas a occasionné des pannes.