Dans une autre action pour inciter les élus à intervenir, une trentaine de personnes ont formé une chaîne humaine devant l'hôtel de ville lundi afin de dénoncer les initiatives au Carré Belvédère et à la station-service du coin Dunant et Thibault.

Chaîne humaine pour attirer l'attention des élus

Les citoyens ne désespèrent pas d'être entendus dans le dossier du Carré Belvédère et de la station-service du coin Dunant et Thibault. Dans une autre action pour inciter les élus à intervenir, une trentaine de personnes ont formé une chaîne humaine devant l'hôtel de ville lundi.
« Nous avons uni les représentants des comités des boisés Fabi, des Deux-Ruisseaux et Belvédère parce que nous avons une même vision du développement. Nous voulons que la Ville admette sa responsabilité dans l'échange du terrain au coin des rues Thibault et Dunant. Si elle n'avait pas échangé ce terrain, nous n'aurions pas de problème aujourd'hui », commente Dominique Vigneux-Parent.
Rappelons que le promoteur avait obtenu le terrain dans un échange qui permettra la construction de l'école C dans le secteur de Rock Forest.
« Nous aimerions que la Ville soit ouverte à racheter le terrain et à offrir une compensation au promoteur. Je ne suis pas certain que le promoteur aura de la facilité à vendre en sachant que plus de 1000 personnes s'opposent à son projet. Pour le Boisé Fabi, la Ville a fait ce genre de manoeuvre. Pourquoi pas pour nous? » ajoute-t-elle.
Pascale Boutet-Audin est intervenue dans le même sens à la période des messages au conseil municipal. « En 2013, la Ville a refusé la vente d'un bout de ce terrain en prétextant que le zonage deviendrait résidentiel. Pourquoi alors ne pas avoir choisi un autre terrain pour l'échange avec le promoteur? »
Le maire Bernard Sévigny a rappelé qu'un permis de construction a été délivré au promoteur le 1er décembre. « C'est un peu plus onéreux et compliqué que ça peut en avoir l'air de racheter le terrain. À partir du moment où le promoteur se conforme au zonage, nous avons l'obligation de délivrer le permis. »
Plusieurs candidats aux prochaines élections ont participé à l'événement, notamment la candidate à la mairie Hélène Pigot et plusieurs membres du parti Sherbrooke Citoyen, dont André Poulin, Julie Dionne, Richard Vachon et Edwin Moreno, lui-même candidat dans Ascot. L'indépendante Karine Godbout a aussi participé à la chaîne humaine.
Edwin Moreno indique ne pas s'être déplacé pour des raisons politiques. « Je me sens dans l'obligation d'appuyer cette initiative. Depuis que je suis en politique, je martèle l'importance de la participation citoyenne. Il faut que la Ville écoute les citoyens et prenne en compte leur opinion.
« J'ai entendu le maire Sévigny dire que depuis qu'il est en politique qu'il entend des citoyens s'opposer. Moi ça me sonne une cloche. Les citoyens ne sont pas écoutés. Il faut que ça change. »